‹ La peinture flamandeChapitre 55 sur 150 · HENRI BLES · texte numérisé non relu

HENRI BLES

aut en rabattre, et de beaucoup. Bien des prétendus « Henricus Blessius » sont retournés à Patinier, à Mostert, à Gérard David, à Gassel, leurs véritables auteurs, et le maître à la chouette, privé de ses chefsd'œuvre, n'est plus qu'un curieux, dont les petits personnages bizarres s'agitent assez lourdement dans des paysages aux feuillages sombres et aux terrains bituineux.

Suivant Guicciardini (p. i32), il naquit à Dinant

ans le pays de Liège. Il mourut, croit-on, dans la capitale de cette principauté, vers i55o. Ses tableaux vraiment authentiques sont rares. Le plus intéressant que nous connaissions est une Marche au Calvab^e (Académie des Beaux-Arts de Vienne), d'une coloration hardie, d'une interprétation originale et bien flamande, et où l'artiste se révèle comme le précurseur immédiat de

^ierre Brueghel, le Drôle.

Pendant que tous ces vaillants petits peintres, en gèlerai peu connus, luttaient contre l'influence étrangère, ichacun à sa manière et selon ses goûts, — opérant ainsi, sans s'en douter, la diversité des genres, — 'le chemin de Rome ne cessait d'être parcouru par les pèlerins flamands et les romanistes faisaient de rapides et sérieux progrès à Bruxelles et à Malines, à Liège et à Anvers.

Page 1