FLORIS DE VRIENDT
Juré de la Gilde des Quatre-Couronnés, en 1-1.76.
Jean Floris (I),
Arpenteur juré.
Corneille (I), Claude Tailleur de pierre Statuaire }j- 1S38. en IS33.
Corn EILLE (II), François (I), Jean (II), Jacq^ues,
Architecte {Fraiis Floris) Potier, Peintre
et sculpteur, Peintre, ? verrier,
iS'-t f IS7S- iSi8?fiS70. iS2+fi58i.
François (II), Jean -Baptiste,
Peintre, Peintre,
1S45? i? Viv. 1579.
Corneille (III), Suzanne
Peintre et sculpteur, Épouse
1551 ? -}-i6is. Fr. Fourbus (I).
Jean (III), François (II),
Peintre, 1590 -[- 1650.
1569 -f- lrt22.
Par son intelligence, la culture de son esprit et son talent, Frans Floris* (vers iSrS-iS/o) fut Pun des
Œuvres principales. Knwtïs: La Chute des Anges {^Ausét) et Le Jugement de Salomon (Hôtel de ville). — Bruxelles: Le Jugement dernier (Musce). — Vienne : Le Péché originel (Musée), et Adam et Eve chassés du Paradis {là.). — Florence: Adam et Eve (Offices). — Brunswick : D Homme à la manche rouge (Musée). — Saint-Pétersbourg, les Trois Ages (Ermitage).
artistes les plus recherchés et les plus admirés de son temps. Dès les débuts de sa carrière, il trouva sa route jonchée de lauriers, la fortune lui sourit et ses contemporains le saluèrent du surnom âCIncomparable. Aujourd'hui, nous ne comprenons plus guère ces couronnes, que placèrent sur le front de Partiste la mode et Tengouement. Nous ne voyons plus en Floris que le plus italien des maîtres flamands et ses vastes tableaux nous laissent assez indifférents. En art, vox populi n'est pas toujours vox Dei, et ce n'est pas impunément qu'on renie son pays., sa race et les lois de son origine.
Né à Anvers vers i5i6, le jeune Frans commença par s'adonner, comme son père, à la sculpture. Mais cette branche de l'art ne répondant pas à ses goûts, il alla à Liège demander des leçons de peinture à Lambert Lombard, revint s'établir à Anvers en 1540, puis entreprit le voyage d'Italie. Il était, dit-on, à Rome, le jour de Noël 1 541, au moment où Michel-Ange découvrit le Jugement dernier, à la Sixtine. Prédisposé par ses études premières à goûter ces formes au puissant relief et la majestueuse grandeur de ces attitudes violentes, ébloui par la magnificence de cette création surhumaine, le jeune artiste s'abîma dans la contemplation des fresques de cette chapelle immortelle, et le grand Florentin devint son dieu. Il chercha non seulement à imiter son dessin héroïque, mais étouffant en lui les qualités natives du coloriste flamand, il lui emprunta jusqu'à sa coloration mate, monotone et attristée. Ses études, ses esquisses, ses tableaux ne furent plus que des réductions michelangesques ; elles eurent,