‹ La peinture flamandeChapitre 69 sur 150 · CARL VAN MANDER · texte numérisé non relu

CARL VAN MANDER

^^irigées par la même politique, guidées par les leçons des mêmes maîtres, les dix-sept provinces produisirent, au XV® siècle, le même art ^ Au xvi« siècle, la distinct on commence à se faire : Schoorel et Lambert Lombard, élèves du même maître, n^appartiennent déjà plus à la même race artistique. Néanmoins, pour riiistorien, le classement est toujours difficile, car jusqu'à la séparation radicale des deux écoles, au moment de la séparation politique des deux pays, réchange d'artistes entre le Nord et le Sud est incessant. Tandis que les uns, nés en Hollande, viennent mourir à 3ruges, à Anvers ou à Bruxelles, d'autres, nés en Belgique, vont terminer leur carrière à Dortdrecht, à Haarlem ou à Amsterdam.

Carl Van Mander (1548- 1606) est de ceux-ci^. Il na- .quit à Meulebecke, petit village de la Flandre j.occidentale où, avant lui, trois peintres, aujour- \\/é d'hui bien ignorés, avaient acquis quelque repu- '*'

tation : Charles d'Ypres (i5io- i563-64)^et ses deux élèves, Nicolas Snellaert ( 1542? - 1602?) et Pierre Vlérick (1539 -i58i), de Courtrai*. Ce dernier fut un des maîtres de Van Mander qui, au sortir de son atelier.

1. Voy., pour les maîtres néerlandais du Nord, l'histoire de la Peinture hollandaise, par M. Henry Havard. {Bibl. de l'Enseignement des Beaux-Arts.)

2. Voy. sa biographie, placée en tête de la deuxième édition de son Schilderboeck (1618V

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