Le même, t. Il, p. i
LUCAS VAN VALKENBQRGH. 187
[a manière de Lucas Gassel, d'usines, de carrières,
FIG. 4i. NICOLAS NEUCHATEL.
Portrait. (Pinacothèque de Munich. H. 0,88, L.0,67.)
de forges et de nombreux groupes de travailleurs.
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i88 SEIZIEME SIECLE.
Plus tard, Van Valkenborgh se fixa à Nuremberg, où il mourut, laissant plusieurs fils peintres comme
nleur père. Martin Van Valkenborgh, son frère *^ (i 542-1620), s^établit à Francfort, où vivait de'jà tî \f ^^^^^ ^^N W^iNGHEN (i544-i6o5), de Bruxelles, ' ancien peintre du duc de Parme. Le musée de
Vienne possède de lui deux grandes compositions allégorico-historiques d'un arrani ment assez pittoresque, représentant Campasse posant devant Alexandre dans l'atelier d'Apelle,
Lucas Van Valkenborgh ne fut pas le seul Flamandj auquel Nuremberg accorda Phospitalité. Nous y trouvons encore Nicolas Neuchatel (i520?*- 1600), conni aussi sous le nom de Lucidel (Colyn Van Nieucasteel). Il était né à Mons et avait été, en i539, le condisciple du vieux Brueghel dans Tatelier de Pierre Coucke. A Berlin, à Munich, à Pesth, à Cassel, à Darmstadt il a de remarquables portraits en buste ou en pied, vivants, sobres, savamment dessinés, et d'une grande simplicité de pose. Ses personnages ont des physionomies expressives et des mains supérieurement peintes; leur costume sévère et le milieu réformiste où vécut Partiste leur ont imprimé un caractère d'austérité doctorale, plus allemand que flamand (fig. 42 et 43).
Constatons encore une fois, avant de quitter le xvi« siècle, que ce sont les peintres de portraits qui, pendant toute cette période de transition, nous fournissent la plus ample matière à éloges. Ce sont encore des portraitistes que nous trouvons à Cologne, à Hambourg, à Copenhague.
A Cologne, c'est Gortzius Geldorp ( i553-i6ii ?), de