‹ La peinture flamandeChapitre 96 sur 150 · I. Les Tapisseries bruxelloises, 1878, p · texte numérisé non relu

I. Les Tapisseries bruxelloises, 1878, p

26ï DIX-SEPTIEME SIECLE.

ment de la foule y sont observés avec une rare finesse.

Un artiste contemporain, qui, de même que Sallaerts, aborda tous les genres, mais principalement Phistoire, est François Franck: le jeune (i 581-1642). Seulement, à Tinverse de ses confrères qui, peintres d'histoire, firent plusieurs fois du genre en grand, lui, peintre de genre, ne traita Phistoire qu'en petit; ou plutôt, il choisit dans la bible, la mythologie et Thistoire ancienne ou moderne des prétextes à ornementation et à accessoires. Son œuvre est excessivement varié : il a des mythologies à Munich, des Tentation de saint Antoine à Berlin, des Sabbat et des Conversations à Vienne; des Intérieurs princiers k Paris; des Cabinets d' amateur à Rome (galerie Borghèse) et à Florence (palais Pitti — fig. Gj] ; enfin son propre portrait aux Offices; le tout, curieux de détails, touché assez habilement, mais d'un coloris lourd et peu distingué.

Cet artiste appartient à la deuxième génération des Franck; notre crayon généalogique de la page 160 nous dispense d'entrer dans d'autres détails biographiques. C'est lui que certains historiens ont surnommé assez plaisamment Don Francisco; la manière dont Franck a signé plusieurs de ses tableaux : D. O. ou i)o Franck, y avait donné prétexte. L'explication est

2)^^* ])£H^lOH' if

trouvée maintenant \ D. O. — et aussi D. J., observés sur quelques autres ouvrages du même artiste — sont simplement les initiales des mots flamands Den Ouden (le

Page 1