‹ La peinture flamandeChapitre 95 sur 150 · E. Fétis : Catalogue du musée de Bruxelles, 1882, p · texte numérisé non relu

E. Fétis : Catalogue du musée de Bruxelles, 1882, p

2. De Levens en werken der Hollandsche et Vlaamsche Kunstschilders... Amsterdam, i856, t. P"", p. 1439.

26o DIX-SÈPTIEME SIECLE.

corporation des peintres de Bruxelles ; quUl eut un fils en 1612; qu'il n'obtint la maîtrise que Tannée suivante; enfin que de i633 à 1648 il fut élu, à quatre reprises différentes, doyen du métier. M. Alph. Wauters nous révèle de plus que Sallaerts fut Fun des artistes qui participèrent le plus activement aux travaux des tapissiers bruxellois : en 1646, il avait déjà exécuté pour eux les cartons de vingt-quatre tentures complètes ^ Il a également gravé.

Quant à ses tableaux, Pénumération de ceux qui nous restent prouve que leur auteur ne se renferma pas dans un genre unique. Mensaert nous apprend que les églises de Bruxelles, de Gand et d'Alost renfermaient un grand nombre de ses compositions religieuses ; il a une allégorie au musée de Bruxelles ; la Défaite du duc d'Alençon, à Thôtel de ville d'Anvers; une Vierge avec trois portraits de magistrats , à l'hôtel de ville de Bruxelles. Le catalogue de Madrid lui attribue un Jugement de Paris et celui de Berlin une Vue de l'Escaut gelé et couvert de patineurs. Enfin le musée de Bruxelles conserve de lui deux grandes représentations de cérémonies publiques et la pinacothèque de Turin une Procession, qui montrent le côté vraiment original de son talent. Ce dernier tableau, qui ne contient pas moins de six à sept cents petites figures, merveilleusement groupées sur huit plans différents, est, dans son genre, un morceau de premier ordre, bien composé et bien peint, dans une gamme tranquille, puissante et harmonieuse; la marche du cortège et le mouve-

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