FIG, 40. — ANTOINE \\ATTEAU. — DIANE AL' BAIN
Dame, lors du rétablissement de la santé du roi, le Mariage du duc de Bourgogne ai'ec Marie- Adélaïde de Savoie en 1697-, VAvbie-
1. Il faut noter cependant au Louvre, dans une des salles de dessins, l'esquisse d'un Magistrat qui accueille une Femme couronnée de tours (la Ville de Paris), prés de laquelle se tient la Justice, avec le Génie de l'Abondance, n° 1296. Ce dessin est attribué à Rigaud, mais cette attribution n'est vérifiée par aucune preuve.
2. Ces deux tableaux décoraient la grande salle de l'Hôtel de Ville et furent brûlés à la Révolution. Une première esquisse du Festin se trouve au Louvre, salle La Caze. et une seconde à l'Ermitage (n" i?3-j du catalogue Somof, iqo'i). Des fragments du Mariage furent vendus par Denon au Musée de l'Ermitage. Ce tableau fut exposé au Salon de 1699 sous le titre : Hommage de tout Paris rendu à Madame la duchesse de Bourgogne par M. Du Bois, sieur du Bos, etc. Voy. Florentle Comte, Cabinet des singularité^..., 1700, t. III, p. 233.
i3o RESSOURCES DES PEINTRES : LA VILLE
ment du duc d'Anjou à la couronne d'Espa<>'ne « avec toutes les allégories convenant au sujet* » en 1702. Quand Marie-Anne-Victoire, première fiancée de Louis XV, arriva en France en 1722, l'artiste fut aussi chargé de célébrer le voyage de la princesse en un tableau où l'on devait voir « le Roy environné de trois Grâces sur son trosne, Monseigneur le duc d'Orléans, régent, soutien du trosne, guidé par Minerve, simbole de la sagesse, le couvrant de son bouclier, et tenant à la main le portrait de l'Infante porté par deux génies, un génie enchaînant le Lion d'Espagne avec le cordon bleu et le cocq, simbole de la France enchaîné avec la Toison d'Or et autres attributs marquant l'union des deux Nations ; Messieurs les Prévost des marchands, Échevins, procureur du Roy, greffier, receveur de la Ville, étans aux pieds de Sa Majesté" ». Peut-être la toile fut-elle décommandée lors de la rupture du mariage, peut-être futelle détruite : il n'en reste pas de traces, en tous cas, non plus que de l'esquisse qui fut certainement exécutée^ En 1696, enfin, les magistrats demandèrent à Largillière un tableau votif pour l'église Sainte- Geneviève, le premier que la municipalité dédiait à sa patronne : ony voit le prévôt et les échevins remercier la sainte de l'abondance renaissante\ La coutume d'offrir une toile à la protectrice de Paris après les grandes calamités se perpétua : après la famine de 1709 ce fut François de Troy qui peignit l'ex-voto, et en 1725 Jean- François de Troy\ Deux compositions le Roi donnant aux magistrats municipaux les lettres de noblesse ^m Louis de Boullogne (destiné au bureau d'audience), et la Municipalité félicitant le Roi de la paix d'Utrecht (dans la salle des colonels) (1716), enfin la restauration par un peintre inconnu — Janelle — des vieux portraits d'échevins de Porbus complètent la liste des commandes municipales en trente ans. Peu nombreuses, elles sont au moins fort bien payées: François de Troy touche 0,000"^, Louisde Boullogne 5,ooo'^pourleurs œuvres; Y Elévation du duc d' Anjou au t rône d' Espag-ne rapporte 5,300"*
1. Voy. le texte complet du marché concernant ce tableau dans Marius Vachon, L'ancien Hôtel de ville de Paris, p. i38-i39.