‹ La peinture française au début du dix-huitième siècleChapitre 144 sur 273 · Vie des J^remiers peintres, t. II, p. 2q · texte numérisé non relu

Vie des J^remiers peintres, t. II, p. 2q

2. Ibid., t. II, p. 26. Ph. de Chenneviéres dit quelque part que les artistes de la fin du XVII'' siècle, et du début du xviii" siècle même, méprisèrent profondément Michel-Ange comme peintre. La voûte de la chapelle de Versailles montre que ce mépris n'était pas général : Ant. Coypel, dans les prophètes qu'il place aux trumeaux de l'attique, s'est beaucoup souvenu de la Sixtine.

3. Cette décoration a subi au moins deux restaurations qui ont probablement modifié son aspect : la première, en 1816-1817, quand la chapelle fut rendue au culte; la seconde, de 1874 à 1878, nécessitée par des infiltrations: on nettoya et on revernit. (Voy. Dussieux, Château de Versailles, t. II, p. 117.)

4. Ils n'atteignent cependant pas à ce réalisme exalté auquel aboutira Diderot cinquante ans plus tard, quand il écrira : « Peut-être la Fable offre-t-elle plus de sujets doux et agréables... Mais le sang que la croix a fait couler de tous côtés est bien une autre ressource pour le pinceau tragique... Les crimes que la folie du nom du Christ a commis et fait commettre sont autant de grands drames et d'une bien autre difficulté que la Descente d'Orphée aux Enfers, les Charmes de l'Elysée, les Supplices du Ténare, les Délices de Panhos... ».

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