‹ La peinture française au début du dix-huitième siècleChapitre 224 sur 273 · Édit. de 1762, t. IV, p · texte numérisé non relu

Édit. de 1762, t. IV, p

5. On ne connaît de sa main que celles qu'il exposa en 1699 et en 1704.

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c'était « un peintre gracieux et plein de feu, qui faisoit le grand comme le petit' ».

Sans le témoignage formel des biographes, de d'Argenville surtout, on ne songerait pas à faire sortir du môme atelier Christophe, Gazes, Bertin,Tournières, Raoux etSanterre : ils ne ressemblent pas à leur maître et ne se ressemblent pas entre eux. Boullogne n'impose pas une direction commune à ses disciples parce qu'il n'a pas lui-même de tempérament original. P.-J. Gazes, seul, s'assimile tout son enseignement. Un biographe l'appelle son ^< élève chéri" »; il était mâle dans les tableaux d'histoire, aimable dans les tableaux de genre : « Également propre aux tableaux de chevalet, écrit l'abbé de Fontenai, il a possédé le talent de peindre en grand et en petit, chose assez rare dans un même homme >/; Dubois de Saint-Gelais, on s'en souvient, employait presque les mêmes mots à propos de Bon Boullogne : « 11 faisoit le grand comme le petit ». Joseph Christophe, d'imagination très pauvre, ne représente toute sa vie que des enfants jouant, semblables à ceux de la Ménagerie; aux Salons de 1738 et de 1739 il expose encore un Enfant sur une chaise accompagné de ses camai^ades dont l'un est tombé avec un tambour de basque, des Jeux d'enfants et des E7ifant s parant un mouton de fleurs. Nicolas Bertin, au contraire, fervent d'abord des mêmes sujets que Christophe', se transforme vite. Nous l'avons déjà vu mettre à contribution les fables de la Fontaine; il emprunte aussi des inspirations aux Métamorphoses d'Ovide qu'il interprète dans de petites toiles si fines, si poussées qu'elles semblent émaillées ; les scènes très simples de la vie contemporaine l'intéressent également : le Musée de Rennes possède des F(7//c/ze7^r.s<7//;T/'05( dessinés à la sanguine) de sa main. D'Argenville note 'k qu'il réussissait beaucoup mieux dans les petits tableaux que dans les grands » : il traite les sujets d'histoire même comme des sujets galants*. Tournières est surtout un fervent des Hollan-

1. Dubois de Saint-Gelais, Histoire journalière de Paris. Réimprimée sous la direction de M. Maurice Tourneux pour la Société des Bibliophiles français. i885, p. 195.

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