Proc.-verb., t. III, p
QUERELLE DES RLBEXISTES ET DES POLSSINISTES
connaît l'activité artistique de la Flandre, des Pays-Bas, de l'Espagne ; Félibien n'a visité que l'Italie. Il plaide pour un art nouveau, à l'aide d'arguments faux parfois, souvent excessifs, mais que la pratique remettra vite au point*; Félibien défend simplement l'esthétique consacrée, avec un grand talent et une conviction profonde, mais sans lui donner une raison nouvelle de durer. L'un représente l'avenir; l'autre est le champion du passé. Us ont un point commun cependant: ils ont tous deux tenté d'être peintres au début de leur carrière, et tous deux ils ont abandonné ce dessein : cette ambition et cette inaptitude à la satisfaire marquent des critiques d'art de vocation.
De Piles engage la bataille en 1668, par la publication des Annotations à l'Art de peinture de Dufresnoy, son précurseur.
Il prêche déjà la religion du coloris, mais sa foi n'est pas encore bien assurée. Il prône Titien plus que Rubens, et l'Académie d'abord ne prend pas ombrage de ses idées. Elle ne s'en inquiète qu'un peu plus tard.
Une note de Guillet de Saint- Georges, expliquant l'irrégularité des conférences de i6b8 à 1682, dit que -r quelques particuliers que les académiciens fig, 16. -louis de boullogne.-saint jacqles