‹ La peinture française au début du dix-huitième siècleChapitre 40 sur 273 · Rev. iiniv. des Arts, t. XV, p. 3 19 et suiv · texte numérisé non relu

Rev. iiniv. des Arts, t. XV, p. 3 19 et suiv

4. Vov. sa Dissertation sur les pjrties essentielles de la peinture, réimprimée dans la Rev. iiniv. des Arts, t. XVIII, p. 18S.

OUERKLLE DES RUBENISTES EN DES POUSSIN ISTES

hi connaissance de la peinture du critique', qui, en pleine activité, en pleine production, n'avait pas besoin d'adopter Tœuvre d'un autre. Nouvel effort des coloristes en 1077. De Piles publie ses Conversations oh. il attaque de nouveau Poussin. Il voudrait que l'artiste « se fust humanisé davantage » ; « il n'est pas nécessaire d'estre toujours parmi les dieux ni dans la Grèce »; Poussin n'a vu que « l'antique et il a donné dans la pierre ». Quant à Rubens, '-< s'il ne s'est pas servi partout des plus belles proportions ce n'a pas esté par ignorance, mais par discrétion, les réservant pour les Divinitez »; c'est en tous cas le plus grand coloriste de tous les temps, partant

le plus grand génie. L'Académie s'inquiète, et le 6 mars, de Sève le jeune répond à de Piles dans une conférence « sur un ouvrage intitulé Conversations sur la Couleur », où il défend les droits du dessin"'.

A cette époque le débat n'est plus circonscrit entre les académiciens et quelques critiques. Les amateurs ■\ les polémistes de profession y prennent part et le ton des ripostes devient très violent. On se bat à coups de pamphlets et de satires. Il nous reste plusieurs libelles composés par les adversaires :1e Banquet des Curieux, qui àéienà Rubens, la. Réponse au Banquet des Cui^ieux qui l'attaque, le Songe d'Ariste sur les différentes opinions concernant la peinture^ . Nous connaissons l'existence de quelques autres pièces du même genre qui ne nous sont pas parvenues : la Ridicule lettre d'un ignorant contre Rubens, citée dans la

). Le Dialogue porte dans cette édition le privilège de 1673. Je n'ai pas trouvé l'édition de lôyS isolée, mais toujours jointe aux Conversations de 1677. N'auraitelle pas été mise au jour avant? En tous cas, c'est à tort que Paul Lacroix retarde la publication jusqu'à 1699.

2. A. Fontaine, oj:?. cit., p. 45. l.e Procès-verbal du û mars 1677 ne mentionne pas cette conférence.

3. On peut voir l'importance que le débat prenait pour les amateurs dans l'étude de M. Louis Hourticq, i'n amateur... sous Louis XIV, Louis-Henri de Loménie, comte de Brienne, dans la Galette des Beaux-Arts, 1905 premier semestre, p. 335 et suiv.

4. Réédités et étudiés en détail dans la Rcv. univ. des arts, t. IV. p. 47 et 232.

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