‹ La peinture française au début du dix-huitième siècleChapitre 61 sur 273 · SAINTE FAMILLE · texte numérisé non relu

SAINTE FAMILLE

oo TF.MPKRAMENTS KT CARRIÈRES DIVERS DES PEINTRES

fut également contraint de s'exiler en province pour quelques mauvaises affaires « où l'avaient entraîné sa bravoure et sa jeunesse ».

On trouve des peintres jusque dans les couvents où travaillèrent le frère Luc', premier maître d'Arnould de Vuez, le père André, élève de Jouvenet, le frère Lucas de La Haye qui enseigna Robert Tournières, Eustache et Pierre Restout, religieux prémontré et bénédictin; on en rencontre à la Bastille où Michel Boucheix, « peintre et dessinateur de l'Académie royale » (?), passe la fin de l'année 1704, « accusé de travailler à la recherche de la pierre philosophale... et attraper, par ce moyen, quantité de personnes assez crédules pour ajouter foi à ces sortes de fourberies en leur faisant espérer de grandes richesses par la réussite de ses secrets-».

Du temps de Le Brun les tempéraments des artistes étaient évidemment aussi variés, mais le Premier Peintre leur imposait une contrainte qui les neutralisait. Dès sa mort ils reprennent leur liberté, et se développent de nouveau normalement : voilà ce qu'il importe surtout de retenir.

1. Voy. Cheiinevièros, Recherches sur... cjiielqties peintres provinciaux de l\i)tcicnne France^ t. IIÎ, Appendice, p. 'iob.

2. youv. Arch. de VArl franc., 1882, p. 2-jo-2~2 : Xoiiis d'artistes détenus à la Bastille.

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