Ibid., t. IV, p
g. Ibid.. t. L, p. 401 .
,jô LEÇONS DE GÉOMÉTRIE ET DE PERSPECTIVE
pectivc et Jes professeurs d'anatomie, mais il paraît certain que ces derniers ne faisaient pas leurs démonstrations sur le cadavre. Les exercices pratiques auraient entraîné des frais dont on retrouverait la mention dans les Comptes des Bdliments du Roi ou dans V État des pensions et antres dépenses qui doivent être faites en l'Académie^. Guérin signale en 1715, dans la salle voisine de l'École-, deux squelettes entiers qui servaient sans doute aux leçons avec des moulages d'écorchés semblables à ceux que La Teulière avait fait exécutera Rome\ Il faut notera quel point l'anatomie et la perspective préoccupent les peintres à la tin du xvii'' siècle : on n'enseigne pas seulement ces sciences à l'École, les académiciens eux-mêmes les étudient; le 13 août 1695 ils prient les professeurs en fonctions de faire « alternativement le premier samedy de chaque mois... en présence de la Compagnie quelques démonstrations sur les leçons qu'ils se proposent de faire aux étudiants*». C'est de Piles qui a révélé au moins l'anatomie à ses contemporains; il en prêche l'étude avec la ténacité qu'il met à prôner Rubens et le coloris : « Cette partie, dit-il, n'est guère connue aujourd'hui parmi nos peintres... Je sçai qu'il y en a qui s'[en] font un monstre... et qui la croient inutile, ou parce qu'ils ont l'esprit fort petit, ou parce qu'ils n'ont jamais fait de réflexion sur le besoin qu'ils en ont et sur son importance, se contentant d'une routine à laquelle ils sont accoutumés^ >/. Il traite encore de l'anatomie dans les Conversations sur la peinture'^ et s'efforce de démontrer aux étudiants qu'ils ignorent le dessin parce qu'ils ne connaissent pas l'architecture du corps humain". Avant 1668, il n'existe pas un traité d'anatomie artistique écrit en français et les exemplaires de la De humani corporis fabrica, par Vésale, sont très rares. De Piles publie alors