‹ La peinture française au début du dix-huitième siècleChapitre 67 sur 273 · LEÇONS DE GÉOMÉTRIE ET DE PERSPECTIVE · texte numérisé non relu

LEÇONS DE GÉOMÉTRIE ET DE PERSPECTIVE

qu'il conduit au rectorat ; mais il impose des charges assez lourdes : les professeurs doivent annuellement deux heures d'enseignement par jour, pendant un mois, pour un sah^re de 120 livres' ; aussi, à peine en fonctions, demandent-ils presque tous à passer dans la classe des conseillers-professeurs où ils conservent leur rang sans enseigner. Mais les études souffrent du perpétuel changement des maîtres, et, le 5 janvier 1692, l'Académie décide qu'à moins de raisons valables les professeurs ne seront plus admis dans la classe des conseillers-professeurs avant dix ans de service'-. Strictement observée en apparence, cette mesure est, en réalité, rapidement tournée. Les titulaires se déchargent de leur mois sur leurs adjoints. Les procès-verbaux notent sans cesse que le professeur ayant représenté à la Compagnie qu'il est occupé à des ou\-rages pour le roi, l'adjoint remplira ses fonctions.

Les leçons de géométrie et de perspective sont confiées jusqu'en 1699 à Sébastien Le Clerc ^ : on ne pouvait trouver de meilleur maître ; Sébastien Le Clerc a publié depuis longtemps sa Pratique de la géométrie sur le papier et su?- le terrain \ et il est assoupli, par toute son œuvre, aux études de perspective. Louis Joblot, son adjoint depuis plusieurs années, le remplace à sa retraite"' et occupe jusqu'en 1723 le poste de professeur : depuis 1717 il a lui-même comme suppléant le tils de son prédécesseur''. Au chirurgien François Quatroulx qui a enseigné l'anatomie à l'Académie jusqu'en 1672 succèdent Jacques-Claude Friquet de Vauroze^ qui garde la chaire jusqu'à sa mort (1710), puis le chirurgien Tripier^ Friquet de \"auroze est peintre et la Compagnie juge « à propos qu'une personne de la profession se treuvant capable de donner des leçons d'anathomie devoit toujours estre préférée à un chirurgien^ ».

Nous ignorons les méthodes suivies par les maîtres de pers-

1. De 1094 même, date où la pension descend à 2,000 livres jusqu'en 1700, année où elle remonte à 4,000 livres, les professeurs ne touchent absolument rien.

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