IVoc.-verb., t. III, p
4. Les Discours..., publiés en 1721 avec une dédicace au Régent, ne sont que les commentaires de V Epître à mon fils sur la peinture, lus aux conférences en 1713-1 714.
L'ECOLE DES (JOBELINS c,.)
heureuse. Coypel, de plus, séduisait ses auditeurs par son débit agréable et par ses gestes harmonieux; aussi, les académiciens lui faisaient-ils fête chaque fois qu'il prenait la parole : les A'ocè5-wr^a//.v enregistrent à plusieurs reprises leur admiration et leur reconnaissance. On a cru longtemps que les conférences étaient exclusivement réservées aux académiciens ; c'étaient, au contraire, des exercices pédagogiques destinés surtout aux étudiants auxquels on ouvrait la salle d'assemblée le premier samedi du mois. Dans un de ses Discours, Coypel s'écrie : « Jeunes étudiants à qui je parle * !... // On ne sait même si les lectures n'étaient pas publiques : « Je trouve, dit en effet Coypel, que vous les avez d'autant plus sagement établies (les conférences), qu'en les rendant publiques vous faites part de vos lumières à des Personnes distinguées et déjà éprises des charmes de la Peinture-. » Mais peut-être Coypel entend-il seulement louer la Compagnie qui vient d'ordonner la publication de ses Discours lus en 1713-1714.
L'Académie ne forme que des peintres d'histoire : elle méprise les peintres « de manières /> et les renvoie à l'école des Gobelins. Celle-ci subsiste sans interruption de 1690 à 1721 malgré le triste état de ïa manufacture. En 1691 même, le nombre de ses professeurs est porté à quatre : deux sculpteurs, Tuby et Coysevox, le graveur Le Clerc, le peintre François Verdier y donnent, à cette époque, des leçons, moyennant 65"^ par an. En 1099, Coustou remplace Tuby, et Michel-Ange Corneille succède à Verdier en 1 701 . La mort de Corneille semble désorganiser les cadres en 1708; en 1709 et 1710, Sébastien Le Clerc est le seul maître porté aux Comptes; mais on lui adjoint, en 1711, le sculpteur Théodon et le peintre Mathieu '. L'enseignement des Gobelins nous est mal connu : les élèves copiaient sans doute d'anciens croquis de Le Brun, ses cartons de tapisserie, ses dessins de meubles': ils travaillaient aussi d'après le corps humain : le 15 octobre 1702, les Comptes indiquent le paiement de 100^ au nommé Francisque Fleury « pour avoir servi de modèle à l'Académie des Gobelins pendant les six premiers mois 1702//".