Proc.-verb.. t. III, p
2. Piganiol, Description de Paris, édition de 1762, t. I, p. 495.
3. L'enseignement de l'école des maîtres est plus complet et plus large que celui de l'Académie. Les sculpteurs trouvent des leçons de modelage rue des Hauts- Moulins ; les peintres y apprennent sans doute aussi la couleur. Six professeurs et six adjoints sont peintres, les autres sculpteurs. Un professeur peintre est toujours accompagné dans l'école d'un adjoint sculpteur ou réciproquement. Voy. Règlements de l'académie de Saint-Luc, article XX, dans Vitet, L'Académie rorale de peinture et de sculpture, 1861, in 8, p. 292. (Ce sont les statuts de 1730 que donne \'itet, mais ils modifient à peine ceux de lyoS.) Nous ignorons les noms des professeurs de la maîtrise entre 1705 et 1721. Une académie d'Ubeleski, à l'École des Beaux-Arts, est collée sur une grande feuille in-folio de mauvais papier imprimé. Les caractères, fort gros au titre, apparaissent en relief sur le verso. Nous savons ainsi que cette feuille est une liste des professeurs et dignitaires de l'académie de Saint-Luc, sous la protection de AL d'Argenson. Il est malheureusement impossible de déchiffrer les noms imprimés plus fin et les indications sur l'enseignement qui les accompagnent.
LUTTE P:NTRK I/ECOLE académique et la MAITRISE
lui
des conseillers. L'Académie n'ose pas protester ouvertement contre l'atteinte portée à son privilège par le roi lui-même; les Procèsverbaux ne consacrent pas un mot à la résurrection de l'école rivale '. Mais, à les étudier attentivement, on y note des signes d'inquiétude et on y relève des mesures de défense. Ainsi Mansart est présent à la deuxième séance de 1706, et « après quelques réflexions qui furent faictes sur quelques affaires particulières de l'Académie, et principalement sur [le] défaut de TÉcole du modèle, il leva la séance pour aller dans cette École et voir s'il y avoit moyen de l'agrandir pour la commodité des Estudians"' ». Voilà une sollicitude toute nouvelle pour les élèves : c'est qu'il est nécessaire de les retenir à tout prix. Le 28 août, les redevances scolaires sont aussi définitivement supprimées ^ parce que l'académie de Saint-Luc est gratuite. Enfin, le 4 septembre, on décide « qu'en exécution des délibérations précédentes, l'on posera un gronppe la dernière semaine de chaque mois ^ » ; les maîtres ont tous les jours deux modèles en attitude. Le danger paraît d'ailleurs plus grand qu'il n'est en réalité. L'amour-propre seul de la Compagnie est atteint, son autorité n'est pas même menacée. Presque tous les artistes formés par l'académie de Saint-Luc au xviii'' siècle sont médiocres : Oudry est le seul peintre de talent qui suive les leçons de la maîtrise de 170=) à 1721; encore
Grave par Dui-liaiii
FIG. 2g. — ANTOINE COYPEL.