‹ La peinture française au début du dix-huitième siècleChapitre 78 sur 273 · Ibid., t. III, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. III, p

6. Ibid.^ t. III, p. 98. Le Si janvier i6<)3 on retire à Sebert, Fouquet, Gussin la pension dont ils jouissaient depuis huit ans. Ibid., t. Ilf P- io3.

LES CONCOURS — LES (IKANDS l'KIX io3

conservée leurs noms, et c'est pour le plus grand nombre une heureuse fortune, car leur œuvre médiocre ne les aurait pas sauvés de l'oubli; les frères Nattier, Antoine Pesne, Louis Galloche, Nicolas Vleughels, et, pour faire bonne mesure, Pierre Dulin valent seuls d'être connus.

Les étudiants sont liés à l'Académie par tout un système de prix, de distinctions, de faveurs. Us vivent en un perpétuel concours qui les conduit des petits aux grands prix et des grands prix à l'Académie de Rome. Cette pédagogie stimule peut-être leur activité, mais elle atrophie certainement leur initiative.

Chaque mois, peintres et sculpteurs, divisés en trois classes selon leur force', exécutent en trois ou six jours une académie ou un groupe; à la lin du trimestre, les officiers, c'est-à-dire le directeur, les quatre recteurs, les deux recteurs adjoints, les trois professeurs de quartier et le secrétaire, décernent les prix de quartier (médailles d'argent accordées par le roi") sur l'ensemble du travail quotidien. Avec la médaille, les titulaires des petits prix obtiennent un privilège appréciable dans un corps où toute autorité se traduit par une préséance : ils entrent dans LÉcoIe avant la masse des étudiants. Mais les lauréats des grands prix prennent à leur tour le pas sur eux. Chaque année, en avril, le recteur en exercice propose aux concurrents un thème qui n'est exécuté qu'en esquisse, puis les étudiants choisis parles officiers sur cette épreuve éliminatoire reçoivent un autre sujet qu'ils achèvent en loge dans un délai de trois mois et qui sert au jugement définitif. En principe, les actions héroïques de Louis XIV devaient faire tous les frais des concours : mais cette disposition ingénue supposait à l'héroïsme du roi une éternité et une variété auxquelles les événements ne consentirent pas : on fut vite contraint de recourir à l'Ancien Testament qui, depuis 1673, fournit tous les thèmes pendant près d'un siècle"'. De i6c)o à 1721, les aventures d'Abraham, de Moïse, de Joseph, de David, etc., furent tour à tour mises à contribution.

D'assez nombreuses irrégularités troublent les concours pendant cette période. En 1093. par exemple, les logistes ont à choisir entre trois sujets; en lOqô et en i5q8 entre deux, sans que nous sachions pourquoi les académiciens dérogent à la tradition ces années-là. La multiplicité des thèmes s'explique, au contraire, en

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