Ibid., t. III, p. 2 et
8. Ibid., t. III, p. 40. Ces lettres existeait encore à Bordeaux. Le texte en a été publié par Delpit, op. cit., p. 54.
L'ECOLE ACADEMIQLE DE BOF^DEAIX nb
Guyenne. Le lO décembre une messe solennelle, à laquelle assistent les jurats « rcvestus de leur robe rouge, précédés du chevalier du guet et de ses archers, du héraut massié, trompettes et huissiers et autres officiers accoutumés y/, inaugure les leçons qui commencent le lendemain.
Mais avant même d'exister l'école est en conflit avec l'Académie de Paris. Dans une lettre à la Compagnie du 28 juin lôgi, elle s'intitule « Académie royale de peinture et de sculpture », et Le Blond de La Tour se pare du titre d' « académicien de l'Académie royale' />. Le secrétaire est aussitôt chargé de rappeler à l'audacieuse qu'elle n'est qu'une vassale aux termes des lettres patentes de ibyb, et de demander ses titres à Le Blond.
Celui-ci excuse ses confrères et s'excuse lui-même', mais cette humilité n'est qu'apparente.
En 1692, quand M. d'Estrehan, délégué de l'archevêque de Bordeaux à Paris, vient chercher à l'Académie les lettres patentes de lôQo, on lui rappelle qu'elles n'autorisent qu'une école : « C'est ainsy, écrit-il à l'archevêque, qu'ils (les académiciens) prétendent que l'Académie de Bourdeaux se doit qualifier envers celle de Paris... C'est un degré de subordination dont ceux-cy paraissent fort jaloux, surtout les anciens Barbons qui veulent faire valoir le droit de supériorité sur les filiations subalternes des provinces. » 11 ajoute : « Pour guérir cette délicatesse qui touche le cœur des gros maîtres, il faudrait se
^4. — ANTOINE COVPEL. — ETUDE DE lEMME POUR (( LA DESCENTE d'ÉNÉE AUX ENFERS ».
(Musée du Louvre. Dessins.)