‹ La peinture française au début du dix-huitième siècleChapitre 98 sur 273 · Brice, Description de Paris, 1752, t. IJ, p · texte numérisé non relu

Brice, Description de Paris, 1752, t. IJ, p

LES AKTISTKS RICHES

2,730* de copies, 4,100"^ de portraits exécutés par lui-mcme, 2,000* de travaux commencés dont le placement est assuré et 59.000* de meubles, de propriétés à la campagne, près de M eulan, de billets ou de dettes à recouvrer'. En 1720 il a des rentes sur la Ville puisqu'elles sont compromises dans la banqueroute de Law,

Presque tous ceux qui vivent dans l'aisance ont été obligés d'amasser euxmêmes leur fortune depuis le premier sou. Ils tiennent rarement de leurs parents des ressources assurées, — les petites fortunes laborieusement acquises se dispersent presque toujours entre des enfants trop nombreux — , et le mariage ne les enrichit pas souvent. Antoine Coypel, à qui Jeanne Bidault apporte une grosse dot, est une exception".

La bourgeoisie riche répugne encore aux alliances avec des artistes : Jean-François de Troy n'obtient Mlle Trouit- Deslandes, nièce d'un échevin, d'une vieille famille bourgeoise, qu'après avoir vaincu la résistance obstinée de la famille ^ La plupart des peintres qui ne se marient pas à une sœur ou à une fille d'artiste prennent femme dans la moyenne ou dans la petite bourgeoisie. Jouvenet épouse

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