‹ La peinture vénitienneChapitre 10 sur 55 · I. — LES OmciNKS · texte numérisé non relu

I. — LES OmciNKS

certain nombre de peintures de Jacopo, comme se trouvant à Padoue dans la maison de Pietro Bembo : un porti-ait de {Jiofil

Londres. >ruséo Britaniiiqin'' — Dessin — .laco] o Bellini.

de Gentile da Fabriano, un portrait de Bertoldo d'Esté, et un autre, à la détrempe et de profd, du père de Leonico Tonieo, professeur de philosopliie à l'Université de Padoue, jusiju'eu 1407.

A Venise, dans la maison de messire Galjriello Vendramin (1530), il y avait (toujours au dire de l'Anonyme de ^lorelli) el lihro

Londi-ps. Musée Britannique — Dessin — Jacopo Bellini.

grcmde in carta bambasifia de disegno de stil de piombo fu de man de Jacomo Bellîni. C'est probablement le précieux livre d'études qui, après avoir appartenu à Vendramin, devint la propriété

[. — LES OP. If. INES

des Soranzo, et, après eux, de l'évêquc jMarco Tlorrer, du comte Buonomo Corniani, de Gian Maria Sasso; il finit par arriver aux

Paris. Musée du [.nuvro — D.^ssiu — Jaeopo Bolliiii.

mains du prêtre Gerolamo ^laiitovani, dont les héritiers le vendirent, pour le prix de quatre cents napoléons d'or, au jMusée Britannique; il y est conservé, au cabinet des dessins et des estampes.

On y voit traités les sujets les plus divers, empreintes à l'Evangile et aux Légendes des Saints, des essais de nu et de perspective, avec d'ingénieux détails d'architecture, des études d'animaux etc.

Une autre collection de dessins, qui gisait ignorée dans le grenier d'un vieux château de Guienne, fut découverte naguère et acquise par le musée du Louvre. Dans ces dessins, qui furent sans aucun doute l'c^uvre de sa complète maturité, Jacopo se révèle également à nous comme un amateur passionné de l'antiquité. Mûntz, qui a commenté et mis en valeur cette admirable collection, met en lumière quelques uns des aspects du talent si varié et si souple de ce grand artiste oublié. De l'aveu de Mûntz, Jacopo eut le talent d'unir si heureusement le culte de l'antiquité à l'étude de la nature qu'il peut-être comparé à Paolo Uccello et à Pisanello, dont il fut l'heureux émule.

Paris. Musée du liouvre — Dessin — Jacopo Bellini.

Venise. Académie Royale — Le Rédempteur et deux Saints — Rartolomeo Vivarini.

La première Renaissance

x\\Ki: Jacopo Bellini et Antonio Vivarini, de Murano, la peinture vénitienne passa de l'enfance encore timide à la florissante jeunesse.

Deux autres artistes ouvrirent à l'art vénitien un monde de formes plus libres ; ce furent Bartolomeo Vivarini, frère cadet d'Antonio (qui fut dans tout l'épanouissement de son talent de 1450 à 1499) ; et un autre peintre plus jeune, de la même famille, Alvise Vivarini, fils d'Antonio (de 1464 à 1503). De Bartolomeo Vivarini nous citerons deux tables d'autel, à l'Académie de Venise, un Saint-Augustin dans l'église des Saints Giovanni et Paolo, personnage central d'un triptyque dont les autres parties sont distribuées çà et là dans la même église; les deux triptyques des Frari, dont l'un est vraiment admirable, ce-

lui qui présente dans la composition centrale Saint-Marc sur un trône; une Madone sur un trône à San Giovanni à Bragora, une Madone à Santa Maria Formosa, etc.

Venise. Eglise des Frari — Saint-Marc et autres Saints — Bartolomeo Vivarini.

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