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plus flaltcur <iii'exact; car Piazzetla procédp spr-cialemenl du Giierchiii, (loiiL il avait, dans sa jeunesse, éludié les cïnivres avec un grand arnoui', en même t(>mps que le peintre bolonais Giusepp*; Crespi. La vigiuMir d'espril et la vivacité d'unaginalion de Piazzetia se montie mieux dans ses dessins, dans l'illiislration de in Jéru- .^olern délivrée et dans les admirables éludes de têtes, dont on peut voir ([uelques spécimens au Museo Givico et à l'Académie.
Un nouveau souffle de vie circulait dans la région vénitienne; et on voit, sous la main d'artistes divers, la peinture accuser de nouvelles tendances. ( !(» sont, dans le Frioul, Paolini, Casattini, Venier, Qualia; à Bellune, Sebastiano Rizzi, \ bon peintre, qui eut comme élève son neveu Marco Rizzi, paysagiste excellent, Gasparo Diziani et Francesco Fontebasso; à Vérone, pour ne rien dire des plus obscurs, Antonio Balestra (1066-1734), qui enseigna avec grand profit la peinture à Venise; il y laissa de nombreux tableaux et compta parmi ses disciples deux véronais: Giambattista Cignaroli, dont l'Académie a gardé une œuvre de prix, la Mort de UacJiel, et Pietro Rotari, coloriste froid et gris, mais dessinateur t''l(''gant.
La vie elle-même allait se transformant comme l'art; dans les modes et dans les mœurs on voyait disparaître peu à peu la pompe solennelle, qui faisait place à une élégance aisée; la rigide étiquette s'effaçait devant des conversations pleines d'entrain, les joyeux repas, les représentations théâtrales, les jeux, la galante-