‹ La peinture vénitienneChapitre 34 sur 55 · H^^^^^^^^^^BB · texte numérisé non relu

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Venise. .\cailémie Royale — La Devinkre-sse G. B. Piazzetta.

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lie. A l'affectation du grandiose succédait l'affectation du gracieux, aux convulsions, les attitudes pleines de langueur. Le style décoratif, enflé et lourd du siècle précédent, par une évolution aimable se transformait on une grâce capricieuse, en un bon goût plein de finesse. La décadence de Venise, soutenue et ermoblie par l'art, eut une douceur pleine de beauté; ce fut comme un coucher de soleil sur la lagune.

Vi'iiise. Académie Jloyrile — La Mort ue Rachel — G. Cign;iroli.

A côté de la peinture de Lazzarini et de Piazzetta, préoccupée de relfel, un art gracieux et raffiné fit son apparition. La tragédie du Golgotha avait fourni à satiété un thème à l'inspiration, et trop de Vierges avaient pleuré au pied de la Croix ; la mythologie elle-même semblait avoir épuisé la source de beauté; trop de Vénus avaient souri d'un air provocant à travers des nuées, trop de Nymphes avaient étalé leur nudité de lait et de rose. Une

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