‹ La peinture, XVIIe et XVIIIe sièclesChapitre 200 sur 391 · FONDATION DES ACADÉMIES · texte numérisé non relu

FONDATION DES ACADÉMIES

demie française de peinture el de sculpture reçoit enfin au bout de seize ans, en 1664, sa forme définitive, sous le gouvernement de Colbert et l'administration de Le Brun. Doit-on croire que c’est de chez nous que l’idée est partie ? Non sans doute, puisque notre Académie royale n’est qu’une imitation (fort supérieure au modèle) de l’Académie de Saint-Luc. C’est celle-ci qui servit de type à toutes les autres et dont on chercha de toutes parts à acclimater le fonctionnement et les services. Mais il se trouve que l’essai ne réussit qu’en France. A l’inverse des autres écoles, qui vers 1660 ont dit tout ce qu’elles avaient à dire, l’art français, jusqu’alors très peu organisé, réduit à quelques individualités « latérales » et excentriques, prend à cette date conscience de lui-même. Cet avènement coïncide, à peu de chose près, avec le gouvernement personnel de Louis XIV et la création de Versailles. Après une crise curieuse, que nous aurons à raconter, notre école paraît constituée aux environs de 1680. à l’heure même où toutes les autres, comme les Etats qui les soutiennent, s’éclipsent et disparaissent. Dès lors, pour une période d’un siècle et davantage (elle finit peut-être seulement aujourd’hui , commence le long règne de la pensée française.

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