AUTOUR DE SIMON VOUET
Coup d’oeil général. — En France, avant 1660, les choses restent confuses. Le désordre politique et moral se reflète dans l’art. Ni traditions, ni doctrines, ni enseignement, ni direction. On ne sortira de là que par une réforme radicale. L’Académie, oit aboutit cette période anarchique, est une nécessité de la situation.
Le bilan du xvie siècle tient en deux mots : c’est le néant. La vieille école de la Loire s’est éteinte depuis un siècle. Celle de Fontainebleau, toute arbitraire, artificielle, essai de greffe étrangère sur un art épuisé, finit sans avoir rien fondé. Une dernière école, celle des Clouet, végète encore, se perpétue obscurément avec les Dumonstier. Leurs vulgaires « crayons » ressusciteront dans le « pastel ».
La cour s’adresse aux étrangers. Le signor Romanelli fait florès à Paris. Mais la Flandre, si féconde, si expansive alors, et de plus notre voisine, oppose à l’Italie une vive concurrence. Au Luxembourg, Rubens