‹ La peinture, XVIIe et XVIIIe sièclesChapitre 275 sur 391 · LES SALONS DE DIDEROT · texte numérisé non relu

LES SALONS DE DIDEROT

quelque chose de plus vif, de plus impressionnable, un principe de mobilité, des lluctuations plus fréquentes, des coups de théâtre plus bruyants, «les cabales plus vives, de plus éclatants débuts, suivent la création de ce nouveau « milieu ». Le terrain de l’art se déplace. La critique (ou mieux, le journalisme et le reportage) d’art, naissent spontanément. Lomparez le ton de Félibien, voire celui de de Piles, au ton

Cliché Braun et C',c.

Chardin. — Dame cachetant une lettre.

(Collection de l’Empereur d’Allemagne, 1733.)

d un « Salon » de Diderot ! Je ne dis rien du pullulement de pamphlets, brochures, satires, éloges, parodies, fantaisies, libelles en prose, en vers, chansons, complaintes, vaudevilles, qui foisonnent sous la plume de cent loll iculaires . Mais, si l’on veut avoir l’aspect réel, l’esprit de ces fêtes charmantes, comment oublier les vivants dessins de Gabriel de Saint-Aubin ?

Les conséquences, pour la peinture, sont des plus importantes. De monarchiques, ses mœurs deviennent démocratiques.

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