‹ La peinture, XVIIe et XVIIIe sièclesChapitre 35 sur 391 · IMPORTANCE DE LA ROME BAROQUE · texte numérisé non relu

IMPORTANCE DE LA ROME BAROQUE

veulent; elles travaillent dans le même sens. Ce sont leurs méthodes et leurs œuvres que rencontrent les artistes des autres pays venus à Rome en masse. En fait, Raphaël et Michel-Ange n’ont plus un disciple authentique. La personnalité dominante est celle de Caravage. On voit à la fois l’Espagnol Ribera (1588-1656) et le Hollandais Honthorst (1590-1654) figurer à sa suite dans l’école italienne sous les noms de « Spagnoletto » et de « Gherardo delle Notte». Valentin (1591-1632) demeure indivis entre la France et l’Italie. Theodor Rombouts (1597-1637) se classe à volonté à Anvers et à Rome.

Ainsi Rome, la Rome baroque, la Rome de 1600, est la grande source de la peinture du siècle. De tous les points du monde, on court s’abreuver à ses leçons. Et alors, on assiste à un spectacle unique. De cette éducation uniforme résulte une conséquence inattendue : l’éclosion des grandes écoles nationales. C’est Ribera qui fonde à Naples la peinture espagnole. Et en 1610, un an après la mort d’Annibal et de Caravage, l’année de Y Aurore du Guide, Rubens, ayant passé huit ans en Italie, vécu à Mantoue, à Venise, à Rome, à Gènes, suivi au jour le jour tout ce grand mouvement d’où sort la peinture moderne, rentre dans son pays et publie le manifeste de l’école flamande : Y Erection de la Croix , de Notre-Dame d’Anvers.

Page 1