SUJETS RELIGIEUX DE GOYA
il devine quelque chose d’infernal. De plus en plus, Goya voit le monde en proie à la puissance des ténèbres. De là la profondeur mystique, l’espèce d’horreur que communiquent certains de ses portraits, l’effroyable Famille royale. Elle surgit plus violente encore et plus farouche, de ses
Caprices (1796-98), il se livre sans contrainte à des rêves de sorcellerie, à d’étranges songes de sabbat. La vieille terreur espagnole du magicien et du nécromant l’enveloppe ; dans le vice, la luxure et la férocité humaine,
Goya. — La famille de Charles IV. (Musée du Prado à Madrid, 1800.)