L IDEAL DE VAN DYCK
sine fies amazones, des Longueville et des Chevreuse. Entre tous les portraits royaux, le Charles I0' du Louvre, par l’intelligence profonde d’un visage et d'une âme, par l’allure à la fois intime et cavalière, le choix merveilleux de l’instant, le style inouï de noblesse et de simplicité,
Cliché Aliiiari.
Van Dyck. — Les enfants de Charles Ier. (Pinacothèque, Turin.)
la qualité de la matière, la beauté du travail, le charme de toutes choses autour de la personne, l’expression rayonnante et triste qui s’en dégage, — ce tableau, pour ne prendre qu’un exemple célèbre, est un de ces chefsd’œuvre qui résument un art, une histoire et obligent l’avenir à voir éternellement une minute du passé sous une couleur inénarrable de légende et de poésie.
l’infi.uence de van dyck
Qu’eussent ajouté, s’il eût vécu, quelques années de plus à la gloire de Yan Dyck? Qu’eût-il fait du sceptre de Rubens? Deux fois, dans ses voyages de prétendant ambitieux et impatient, son étoile lui lit rencontrer des occasions exceptionnelles. Il fut le témoin de deux grandes agonies historiques. Il vit une république et une monarchie mourir. 11 formule un état nouveau de la culture humaine. Et même de nos jours, dans l’idéal portrait d’une parfaite mondaine, ne llotte-t-il pas encore un parfum de van Dyck?
Ce n’est pas tout. Dans sa vie d’astre vagabond et de comète un peu errante, il lui arriva de laisser un sillage fécond. Il engendre toute une grande école étrangère, l'école anglaise. « Nous irons tous au ciel, disait en expirant Gainsborough à Reynolds, et Van Dyck sera de la partie. » Combien de gloires valent celle-là?