TRAITEMENT ÉTIOLOGIQUE
La syphilis acquise et surtout héréditaire est considérée par certains auteurs comme responsable de la majorité des cas de pelade. La plupart des dermatologistes réservent cette thérapeutique aux cas où la syphilis est probable, ainsi qu'aux pelades graves résistant au traitement par injections de mercure, de bismuth, ou même de novar si la sérologie est positive et si le malade paraît capable de supporter les arsenobenzènes. Bien plus souvent, dans le doute, on utilisera le mercure par la bouche, calomel, sirop de Gibert.
Aucun de nos malades ne présentait d'antécédent de syphilis ou de stigmate d’hérédo-syphilis. Tous avaient des Bordet-Wassermann négatifs malgré l’aspect syphiloïde de leur alopécie. Ainsi n’avons-nous pas eu à instituer chez eux de traitement spécifique.
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THÉRAPEUTIQUES PATHOGÉNIQUES
Elles cherchent à provoquer une vasodilatation, à vaincre le phénomène d’angiospasme qui est l’une des causes sinon la cause principale de l’alopécie en aires.
L'irradiation par les ultra-violets est la méthode la plus anciennemment employée (Bizard et Marceron). Jausion obtient des résultats plus rapides en sensibilisant le sujet par des injections intraveineuses de gonacrine (2 em d’une solution à 2 %) pratiquées avant la vaso-dilatation du «< coup de soleil acridinique » et l’hyperpigmentation consécutive. Juster cherche à obtenir un érythème en appliquant sur la plaque traitée de l’essence de bergamotte. Les irradiations peuvent être faites en bains généraux (Sabouraud). Plus souvent, avec Girandeau, on utilise les applications directes, avec la lange de Kromager pendant 30 à 40 secondes.
Les injections intra-dermiques de protéines ont été employées dès 1930 par Djoritch. Reiss utilisa les pro- 7 téines du lait et constata l’apparition, à la suite de ces injections, d’une hypéremie: locale avec légère réaction inflammatoire. Aguilera Maruri confirma plus tard que ces injections n'avaient pas une action . purement locale, mais provoquaient des modifications .
HS, Êats
générales dont témoignaient l'augmentation ou a diminution du métabolisme basal.
Mais l’action locale de ces injections est peut-être plus importante encore : elles détruisent les cellules cutanées, provoquent une désintégration des albumines, augmentent la proportion d’histamine contenue dans les téguments. Si bien que ces injections dermiques de protéines agiraient par le même mécanisme que les vaso-dilatateurs directement injectés dans le derme.
Deux médicaments vaso-dilatateurs sont actuellement employés en injections intradermiques dans les pelades graves.
La méthylacétyl-choline a été préconisée par Gougerot et Albeaux-Fernet. Ces auteurs font deux fois par semaine, en plusieurs piqüres intradermiques, une injection de 1/2 cm° d’une solution aqueuse contenant 2 milligrammes de méthylacétyl-choline. Cette méthode leur a permis 9 fois sur 10 cas traités d’ohtenir une repousse rapide. Les mêmes bons résultats ont été également notés par Toyama et Ozawa qui utilisaient, dès 1935, l’acétyl-choline en injections dermiques hebdomadaires.
Levy-Franckel utilise de préférence les injections dermiques d’histamine, dont il crible la surface des plaques glabres. Volontiers il intercale, entre deux
* injections d’histamine, une injection dermique hor-
— A— î monale (extraits ovariens, folliculine, benzoate de dihydro-folliculine, etc) dans le but d’agir sur le second facteur pathogénique de l’alopécie en aires, l’inhibition de la cellule pigmentaire.
Tous ces travaux sont encore à l’étude, toutes ces méthodes en voie de perfectionnement. Ils nous entraînent, semble-t-il, dans une voie riche de promesses et ont déjà mis entre nos mains des moyens d'action qui, employés précocement, nous permettront de réduire le nombre des pelades qui évoluent vers l’alopécie décalvante.