‹ La Penelope normande piece en cinq actes et en proseChapitre 67 sur 92 · A CT K IV · texte numérisé non relu

A CT K IV

JIF.KC UI.E.

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A N T fl I M K , tirant sa montre. A ftanô,

C’est votre faute. J’ai voulu vous prendre en passant : on m’a dit ^ue vous étiez parti depuis une heure. ( v«uin« entre et reste à la porte.)

REN É

J’ai eu la même idée; vous étiez absent.

HERCULE

Ah! vous vous êtes croisés. Allons, Valaine, sers-nous. Savezvous, monsieur de Sorbières, qu’Antldme peut être fier de vous

Connaître, (valaine et Jean entrent la tab!o et 1a mettent au milieu «le la scène, au second plan. Noémi arrange le dessort à gauche.) A CJUOl llOUTCUX htlStird doit-il donc votre amitié? (René et Anthitn* se regardent emharrassés.)

RENÉ

A la reconnaissance, capitaine... Je dois à M. Anthime mon peu de science en navigation.

Trop bon.

HERCULE

Ah! ça ne m’étonne plus. Allons, à table, (Noémi s'assied •u milieu.

face au public. — Désignante René la place à la droite de Noémi.) Monsieur (lt*

Sorbières, et toi, Anthime, en face de moi, Ja. (a René ) Deux amis,

monsieur, deux vieux amis. (Noémi commence à «errir. Valaine change les assiettes. Jean .erse à boire.) Nous a\ons fait notre premier voyage ensemble, il y a vingt ans... Il est bon de vous dire que notre amitié, à nous, date d’un naufrage.

RENÉ

Vraiment?

HERCULE

Oui, monsieur, ce gaillard-là ne savait pas nager. Je le saisis par la ceinture, et saint Sauveur aidant, je nageai pour deux jusqu’à terre... T’en souviens-tu, Anthime?

C’est vrai, je m’en souviens.

HERCULE

Oh! tu as la mémoire du cœur, toi!

NO É Ml , regardant Anthime.

Vous ne m’avez jamais raconté cela.

ANTIUME.

Oh ! souvenirs d’enfance !

HERCULE

Et puis... entre marins... c’est chose due. Ah çà, mais, nous ne buvons pas. Verse, Jean, donne-nous du madère; mais à quoi penses-tu? Verse donc à boire 1 A propos, tu avais une promise.

JEAN

Oui, capitaine.

HERCULE

Eh bien?

JEAN

Eh ben, capitaine, elle dit qu’elle m’a été fidèle.

HERCULE

Dame! c’est possible, mon garçon. (Anthime et René rient. — Klerantson Terre.) Au nouveau patron de la Belle -Noémi ! car te voilà capitaine, Anthime, à présent.

RENÉ

Vous avez donc toujours navigué comme second, cher monsieur- Férouillat?

Oui, monsieur.,

Ah! vous n’étiez que second à bord... tiens!

ANTHIME, mécontent; il allait boire et pose son Terre.

Je sais mon métier, et je le prouverai. Si Hercule me donne le bateau, c’est qu’il a confiance, et je ne vois pas...

HERCULE, a Anthime.

Passe donc les olives à M. de Sorbières. Ce pauvre Anthime... dans quelques jours il nous quitte; mais il nous laisse un ami qui sera l’orgueil de notre maison. On nous jalousera dans le pays. Ma foi, tant pis pour les jaloux... Ah çà, dis donc, toi, tâche de nous revenir au moins. Allons, à ton retour I

RENÉ

A votre heureuse traversée, mon cher monsieur Férouillat !

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