‹ La Penelope normande piece en cinq actes et en proseChapitre 8 sur 92 · II ER CU LE · texte numérisé non relu

II ER CU LE

M’est-il permis de les deviner?

NOÉMI

Je vous en défie.

HERCULE

Notre maison n’a qu’un étage, notre jardin n’est pas bien grand. — Tu voudrais une une belle allée de tilleuls, et... un étage de plus à la maison.

NOEM1) ollo sc rassied.

Non.

U K H C U LE , avec une gravité comique»

Deux étages?...

NOEMI.

Non.

II E li C U L K , avec amour*

Un château? ma reine!

NOÉMI

Vous vous moquez...

HERCULE

Et pourquoi donc pas? Pourquoi n’aurais-tu pas un salon?... « Que faites-vous ce soir, ma chère? — Nous passons la soirée « chez madame d’Apreville. — Ah! elle reçoit donc maintenant? « — Tous les mercredis... et d’une façon charmante, avec une « grâce parfaite. Nous y verrons M. le préfet, M. Duburguée, « M. Reynold... enfin, tous les notables du pays... » On dira le domaine d’Apreville! Hein! comme ça sonne! Je m*a perçois que j’ai un beau nom... depuis que lu le portes... Eh bien! par ma foi, tu auras tout cela !

NOÉMI

Quelle folie!

HERCULE , s'asseyant k ses pied».

Oh! tu ne connais pas toutes mes ressources.

NOÉMI, un peu railleuse»

Vous avez des trésors cachés?

Peut-être. J'ai rêvé, moi, que je reprenais la mer. (Mouremont a 8 xoémi.) Oui, je le voyais sur la jetée. Tu me criais, err agitant ton mouchoir: « Courage, mon capitaine! » Il se passait bien des jours, bien des mois... tu me pleurais... Puis, inquiète, par une belle matinée, tu revenais à cette même place, et avec le lever du soleil tu voyais un joli navire aux voiles de satin, aux cordages

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