AN T 11 IM E
C’est juste.
HERCULE
Allons, en garde! ( Ils se mettent en garde, mais Anthime recule. )
Ali çà, dis donc, es-tu bien sûr?
Il E RCU LE.
En garde! Est-ce que tu as peur?
A N # T II IME, retombant en garde.
Peur !
HERCULE
Tiens, vois-tu. je te laisse attaquer et je romps, puis je marche
et je te porte un coup de tète... tu pares... mais je dégage en dessous, comme ceci, en plein cœurl
A N T II I M E , reculant épouvanté.
Dis donc toi, hé!
HERCULE
Je t’ai touché?
Non, mais de la façon dont tu y vas...
HERCULE
En garde! (us ferraillent.) Le même coup ! Je marche sur toi ; feinte de coup de tête, je pare. — Tu tournes la main en seconde...
(Hercule emporté eu ïjeu de se laisser toucher pare et riposte; pris de percer Anthime presque malgré lui , U jette sou sabre. ) 1 ionS, prenons des bâtOHS, On
pourrait^se faire du mal.
J’aime mieux ça.
HERCULE
Attends un peu Que je boive à 1 amitié, (fl remplit un rerre et s'approche de la fenêtre.) A vous, mes compagnons! à vous, mes vrais amis!
LES MATELOTS) en dehors*
A notre Cdpitdine! (Hercule trempe ses lèvres dans le verre et le repose sur la table froidement. )
ANTHIME, souriant.
Le fait est que c’est bon d’avoir un ami.
HERCULE) revenant à Authime avec les bâtons.
Tu comprends, Férouillat, il faut que tu saches bien le coup. I! faut que tu le tues!... Il t’a appelé berger, je ne veux pas qu’on m’abîme mon Férouillat.