‹ La Penelope normande piece en cinq actes et en proseChapitre 89 sur 92 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

NOÉMI

Mais...

HERCULE

Si je vous gène... je m’en vais...

NOÉMI

Qui peut vous faire supposer, mon ami...

Je ne suppose pas, je vous demande...

Mon Dieu, je vous avouerai... qu’en effet... je me disposais à sortir.

HERCULE

Ah! Et où alliez-vous donc?

NOEMI, essayant do sourire.

En vérité, mon ami, vos questions ressemblent à un interroga-foire que vous ne m’avez pas habituée à subir.

HERCULE

Je ne vois rien qui puisse vous troubler.

NOÉMI

Mais je ne suis pas troublée.

HE R eu LE.

Non?

NOÉMI

Non.

HERCULE

Eh bien, puisque vous sortiez, prenez mon bras, je vous accompagne.

NOÉMI

J aurais mauvaise grâce à accepter, puisque vous voilà.

Ah! à la bonne heure... je vous retrouve.

NOEMI, qui a regardé la pendule.

Je vous demande pardon... j’ai quelques ordres à donner à Valaine.

h e n eu I. E.

Valaine est sortie.

KO

NOÉMI

Ah!

Il r. R eu LE.

Oui, j'ai eu besoin d’elle; mais je l’attends , elle a une réponse à me rapporter; vous pourrez en même temps lui donner vos ordres.

NOÉMI

Eh bien! j’atlendrai le retour de Valaine.

HERCULE

C’est une brave femme, cette Valaine, rfest-ce pas?

Assurément.

HERCULE

Elle nous est dévouée. Son fils fera un bon marin : j’ai été trèscontent de lui abord. C’est un garçon plein de qualités; mais, à propos de qualités, voulez-vous me permettre de vous faire un compliment, Noémi ?

Un compliment !

HERCULE

Vous n’ètes plus curieuse.

NOÉMI

Que voulez -vous dire ?

Comment! Vous no devinez pa? pourquoi je suis revenu si vite aujourd’hui près de vous ?

NOEMI , souriant.

Vraiment non.

HERCULE

Ingrate !... Faites donc trois mille lieues pour plaire h madame.

Je vous demande pardon, mais... ( eu. regarde u ponduie. )

HERCULE

Mais vous ne devinez pas ! je vais vous le dire... Vous vous souvenez qu’hier en partant je vous avais promis de vous laisser les clefs de ces coffres qui renferment des parures de reine?

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