‹ La Penelope normande piece en cinq actes et en proseChapitre 92 sur 92 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

N O E M I, regarde U lettre en sanglotant.

Ah ! mon Dieu !... mon Dieu !

H E R C l' L E , lisant.

C’est votre amant qui me tue, madame... J’ai tout appris, que Dieu vous pardonne! Comprenez-vous? Il vous méprise!

n o KM 1.

Ah! écoutez-moi... je me repens, je vous demande grâce, je finirai ma vie dans un couvent, je vous le jure, mais laissez-moi le sauver. Ayez pitié de lui! Ah! vous consentez ! Yalaine! Valaine!

HERCULE

Yalaine est près de lui, et lorsqu’elle entrera ici, M. de Sorbières aura cessé de vivre.

NOEMI, les mains jointes.

O mon Dieu! mon Dieu! vous le savez..; seule, je suis coupable... c’est moi qu'il faut frapper, c’est moi qu’il faut punir.

HERCULE, les bras croisés.

Mon Dieu! j’ai toujours cru en vous! Je vous aime; n’est-ce pas que vous voulez que ma blessure se cicatrise?...

K O K Ml, *lUat » loi.

Cruel! qu’attendez-vous donc?

HERCULE

J’attends Valaine! ( La porte s'ouvre. Valaine paraît.)

NOEM 1, arec un cri.

Ah!

Vous ôtes juste, mon Dieu !

NOÉMI

René! René! (filTe e'egenouüle et pleure.)

HERCULE

Tenez, voilà pour essuyer vos larmes, (u loi jette le mante.u.) Noémi, vous vous êtes vendue à moi; je n’étais pas assez riche alors pour payer votre beauté; je vous dois tout cela... gardez-le, nous sommes quittes, (u pou««> u» coffre, du pied.) Ne pleurez pas, Valaine; je retourne à la mer, ma patrie... ( u « ourrir u feutre.) O mer consola-

trice, berceuse et endormeuse des douleurs, reçois ton fils ingrat mais puni et repentant, (o. entend ^ chanter loi „ rsfr>io *

hjpfcJme Je I» goélette . j

N O K M I , tendant les bras vers Hercule.

Hercule, une dernière grâce avant départir, tuez-moi!

HERCULE, s'adressant aux matelots.

Me voilà, mes amis, me voilà I

NOEMI, à genoux, les mains tendues vers le ciel.

A VOUS! mon Dieu! à vous! („ercul. s'élance et disparaît, on entend le ohant des matelots.)

fin

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