‹ La Penelope normande piece en cinq actes et en proseChapitre 91 sur 92 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

NOÉMI

Moi?

HERCULE

Oui, Férouillat qui est ton amant.

NOÉMI

Férouillat?

HERCULE

Mais il ne viendra pas, il est mort. ^Mouvement a. s^mi. )

NOÉMI

Mort !

HERCULE

Je viens de le tuer.

NOÉMI

Hercule! écoutez-moi !

HERCULE

Mais tu dois être heureuse, .le l’ai tué pour le \enger.

NOÉMI

Me venger! Que voulez-vous dire?

HERCULE

Je veux dire que ce matin à cinq heures, Férouillat avait uq autre adversaire que moi.

N O E M I , d'une roix terrible*

I1ERCU LE.

René... c’est cela, comme vous devinez bien !

NOÉMI

René ! ils l’ont tué!

HERCULE

Ohl rassurez-vous, il vit.

NOÉMI, arec un cri de joie.

Ah! par pitié...

HERCULE

L’habile Férouillat a voulu, lui laisser le temps de vous écrire, de vous faire ses adieux.

NOEMI. comme Folle.

Écoutez! Écoutez-moi !... je suis coupable; je vous l’écrivais,

tenez, voici ma lettre. Oh! je suis perdue, maintenant, je le sais... mais je me sentais indigne de vous, et je voulais fuir. — Je suis coupable, vous le voyez ; et après cet aveu je ne mérite pas même votre colère. Laissez-moi partir, [eus u dirige nrs i> porte.)

HERCULE, 1& saisissant par le bras et la repoussant vigoureusement.

Vous ne sortirez pas, je suis le maître ici comme sur mon navire.

' NOÉMI

Mais vous ne comprenez donc pas?... Je l’aime I... je l’aime!...

HERCULE, menaçant.

Malheureuse !

NOEM1, à genoux .

Tuez-moi ! je l’aime ! et s’il meurt, je veux mourir ; mais s’il vit...

HERCULE

S’il vit, je te tue!

Ah!

NOÉMI

HERCULE, arec une joie fébrile.

Mais il se meurt...

Taisez-vous !

HERCULE

il vous appelle, il vous adore.

NOÉMI

Ah ! (fille so relire énergiquement «t veut s'élancer. )

HERCULE, la repoussant.

Vous no sortirez pas. Ah! pendant que je luttais avec le dévouement d’un esclave pour vous faire riche et heureuse, tandis que je vous pleurais au loin, vous, yous ouvriez ma porte au déshonneur! Et vous’ avez cru que je me laisserais cracher votre honte au visage, et vous avez cru que je resterais aveugle, parce que je VOUS aimais... Allons donc! VOUS êtes folle ! (Mouvement de Noémi. — n

marche sur elle.)

v NOÉMI, reculant.

Hercule !

HERCULE

Vous êtes folle, vous dis-je, et j’ai pitié de vous. Tenez... voici qui calmera votre douleur... Lisez... (n lui présente une lettre.)

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