LK DOCUMENT DÉCISIF SUR L'EUCHARISTIE
De même à la fin dît souper (Selon le rite juif, une
prière précédait le repas, el le père de famille passait la
coupe de vin aux convives en disant : « Béni soil rElernel
qui a créé le fruit de la vigne! » On se mettait alors à
manger et, conformément à Thabitude commune aux
Crrecs et aux Romains, non moins qu'aux Hébreux, on
s'abstenait de boire en mangeant. C*est à la (in du repas
qu\)n se mettait à boire. De là Tintervalle marqué par
saint Paul entre la communion du pain ou du corps et
1^ communion du vin ou du sang), Jé.ms prit la coupr
^^ dit : « Cette coupe est le nouveau Testament en inon
^^^rj. Faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que
^*^m boirez. » (L'Exode avait montré Moïse, sur le mont
^înaï, prenant le sang des victimes du sacrifice, le répan-
^^nlsur le peuple d'Israël et s'écriant : a Voici le sang
^^ Talliance que Jéhovah a faile avec vous. » De môme
T^e le sang des animaux sacrifiés, dont Moïse aspergeait
^^s Juifs, avait consacré le pacle de Tancienne alliance.
^^ sang de Jésus, immolé sur la croix, coiisacrail, selon
^înt Paul, le pacle de la nouvelle alliance.)
« En effet j toutes les fois que vous mangerez ce jiain ^^ que vous boirez ce vin, vous annoncerez la mon du ^^igneur, jusqu^à ce qu'il vienne. (On se rappelle (|u*aux y^ux de saint Paul et des premiers disciples, tout ^omme la résurrection de Jésus avait, après (rois jours, suivi sa mort, sa venue sur la terre, pour juger les vivants et les morts, devait après peu d'années suivre sa résurrection. Ils croyaient toute procbe la fin des siècles.)
« En conséquence, quiconque manijera ce pain ou boira ce vin indignement sera coupable dn corps et du s^ng du Seigneur, Que rhomme dont' s éprouve soi-
Pa»»i. — Pensée chrétieniM. 17
I.K DOiiMATISMK CATHOI.KjlIK ni^we et ainsi man'je de cv pain ef hnii'e de la c Qui en mani/e el hait indigneiiic»/, mange et bnit "• 1
propre condamnation, faute dv discerner le corpK r^^" i Seigneur. C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoi^^^f \ d'infirmes et de malades, el qu'un grand noiub^ "^^ ■ meurent. \
« Or donc, mes frh-es, lorsque vous vous réunisss^- '*' pour le repas du Seigneur, atlendei-voui les uns Iw^^^, autres. Si quelqu'un est pressa de manger, qu'il manff^^sS* chez lui avant de se rendre à l'assemblée, afin qim.-^^ "^ votre communion ne voti.\ tourne pas à condainm tio" ! •>
LES ANTÉCÉDENTS fAÏKNS DR LA CKM
La fraction du pain éLait un vieil usage si cher w- Jésus qu'il est dit que ceux qui l'avaient approciié le reconuiiissaienl à ce signe. Quant à la pratique de hoir€ tes uns après les autres à une même coupe, elle consti' tuait un rile depuis longtemps consacré dans les ban-' quets de fraternité et dans les pactes d'alliance.
Sallusle, racontant la conjuration de Calilina, dit : « Le jjruit courut que Catilina, résolu de s'attacher par un lien religieux les complices de son forfait, lit circuler dans les coupes un mélange de sang et de vin, et que chacun, après avoir fait son sei'ment avec imprécations, en goûta, comme cela se pratique dam des sacrificex solennels. »
Les premiers apologistes voyaient dans ces communions, mises en crédit par des religions qu'ils jugeaiefil démoniaques, des plagiats anticipés faits par Satan à la divine religion.
Selon eux, les chrétiens, en s'inspirant des religions