LA CÈNE CHRÉTIENNE
Jésus ayant dit : « Faites ceci en mémoire de moi », les premiers chrétiens formèrent des cénacles où était fidèlement renouvelé ce qui s'était passé dans le cénacle du Christ.
C'est aussi sur le soir et dans un souper, que, réunis
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à la chambre haute qui était l'étage supérieur des mâ!^ sons juives, ils mangeaient ensemble d'un même pain fractionné entre tous et buvaient à la même coupe, après avoir invoqué la bénédiction de l'Eternel,
Jésus, en rompant le pain, avait dit à ses disciples : « Prenez et mangez, a Do même pour la coupe, il leur avait dit, comme le marque saint Mathieu : « Buvez-en tous. » En conséquence les chrétiens se distribuaient le pain et le vin l'un à l'autre, de main en main ; et ce parlHgedu même pain et de la même coupe les montrait ne faisant qu'un seul corps entre eux et avec leur maître Jésus-Christ.
En même temps qu'un signe d'union, il y avait \h un mémorial de la passion. Le pain c'était le corps do Jésus épuisé de son sang ; lu vin c'était le sang de Jésus sorti do son corps, l'ar le pain qu'ils roni/iaieiit, ils communiaient au corps du Christ dont saint l'aul dil, dans le texte original de son épitre, mal traduite en cet endroit par la Vulgate, qu'il est rompu pour nous. Par la coupe qu'ils se faisaient passer, ita communiaient an sang du Christ répandu pour nous.
Toutes les sociétés, qui ont un grand idéal et visent à s'emparer de l'avenir, ont leur symbole de ralliement. La Cène fut ce symbole pour les premiers chrétiens. Ils la célébraient avec une émotion toujours nouvelle.
Jésus n'était-il pas le pain de vie? Sa parole n'élaitelle pas la manne qui avait vivilic les apâtres, et qui devait vivifier l'humanité ? N'avait-il pas dit que, partout où quelques-uns se rassembleraient en son nom, il serait au milieu d'eux'? N'ctait-il pas là, à cette heure sainte de ta Cène, invisible mais présent, en attendant le jo^ |