LA MESSE, ALTÉRATION DE LA CÈNE
Pour les catholiques la messe est Toffice divin où le prèlre, par la consécration du pain et du vin, rend le Christ présent sur Tautel avec les signes de sa passion, etTolTre à Dieu comme victime, avant de le distribuer ^ux communiants comme nourriture sacramentelle.
L'essentiel de la messe, c'est ta consécration, s'ajoubol à Toblation et suivie de la consommation.
U sacrifice ne consiste pas seulement dans Toblalion ; il consiste encore dans la con<«ommation où la victime *8l détruite. V accomplissement du sacrifice^ dit Pascal, ^^^la mort de f hostie, ËtBourdaloue explique que, dans '^célébration de la messe, le prêtre, après avoir présenté '^ viclime et l'avoir consacrée, la consomme, si bien que ' selon son être sacramentel, Jésus-Christ meurt à ce ornent et est détruit lui-même ».
Aussi voyons-nous que les théologiens décrètent coupable de péché mortel le fidèle qui, sans raison légitime, s'absente pendant la communion du prêtre. Us signalent cette communion comme partie capitale de la messe, à côté de la consécration ; et ils la montrent efficace pour l'intégrité du sacrifice alors même que le célébrant est un prêtre indigne.
D*après les décisions du concile de Trente, Jésus- Christ, dans son dernier repas de la Pàque juive, éta-
Lli IIOGMATISMK C.VTIIOLIQIIK
Iilit (a messe, qui esl la PiLque nouvelle, •< en se donnant*' lui-même pour èlre immolé par les prêlres, au nom de ri'vglise, sous des signes visibles, en mémoire de son ' passage de ce monde à son père h. Est analhème qui' ne croil pas que Ji-sus-C/iris{ est canCemt et wttncl^-, sans effudonde sanij, flans le diiin sacrifice t/ui ^'nccom^ fi/jl à la messe. Est analhème qui ne croit pas qu^ Dieu, apaisé par ce sacrifice et accordant le don d^i pénitence, y remet ies péchés et même les crimes les plu^\ grands, puisque c'est la même et unique hostie, le mém^i Jésus'C/irist quis'est offert autrefois stir la crotj- et qui ^ s'offre maintenant par le ministère du prfitre.
Le Concile de Trente a visiblement anathématisé saint | Paul.
saint I
Il est indéniable que le sacrifice de la messe a ét£ à fait ignoré, non seulement par l'auteur de rÉpitre aux Hébreux qui l'a d'avance condamné, mais aussi par tous les disciples du Christ; il est indéniable que, lors de son institution, l'eucharislie était un souper et qu'elle continua h être un souper durant les premiers temps du christianisme.
Gossuel lui-même est forcé de le reconnaître quand il dit, dans ses Méditatiotis sur l'évangi/e : « C'est étant à table et au milieu d'un repas, et y mangeant d'autres viandes, que Jésus-Clirist a commandé à ses apôtres de recevoir l'eucharistie... Il voulait que la Cène fût un véritable festin pour lier la société entre ses disciples et leur figurer la joie de ce festin éternel où ils seront rassasiés. »
Pourquoi donc des innovations contraires du Christ et k la pratique des apôtres
■es à l'instiUiUon g