‹ La pensée chrétienne des Évangiles à l'Imitation de Jésus ChristChapitre 119 sur 244 · L'APOTHEOSE DE LA FEMME DANS MARIE · texte numérisé non relu

L'APOTHEOSE DE LA FEMME DANS MARIE

dieux, ses prêtresses à côté de ses prêtres; et c'était par la bouche des femmes que parlaient les oracles.

Chez les chrétiens, Taccës du sacerdoce est fermé à la faiblesse de la femme; mais Taccës de la sainteté est ouvert à ses vertus. Mission lui est donnée d'être la providence des enfants, des vieillards, des souffrants et des pauvres. Elle est le conseil, le réconfort, Témule du croyant dans ses grandes initiatives. Saint Basile et saint Benoît, quand ils règlent la vie monastique, Tun dans rOrient, l'autre dans TOccident, le font avec la collaboration de leurs sœurs sainte Macrine et sainte Scholastique, de même que plus tard saint François d'Assise, saint Jean de la Croix, saint François de Sales et saint Vincent de Paul s'appuieront, dans leurs œuvres pies, sur l'ainitié d'une sainte Claire, d'une sainte Thérèse, d'une sainte Jeanne de Chantai et d'une Louise de Marillac.

Ajoutez que, dès le v'^ siècle, le catholicisme fait Tapothéose de la femme dans la personne de Marie.

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Ce fut un grand jour dans l'histoire du catholicisme que celui où le patriarche d'Alexandrie, saint Cyrille, entouré des Pères du concile d'Ephèse , proclama que TEglise saluait Marie mère de Dieu. » 0 Marie, mère de Dieu, s'écria-t-il, vénérable trésor de tout l'univers, flambeau inextinguible de nos âmes, temple incorruptible deNotre-Seigneur, lieu de Celui qui n'a pas de lieu, nous vous devons le Béni par excellence. C'est par vous que la trinité est glorifiée et la croix adorée sur toute la terre ; c'est par vous que les cieux tressaillent de joie et que l'humanité possède son Sauveur. »

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solituttes monasLiques, où tant de cœurs sont ennammés d'un pur amour, s'élevèrent des hymnes enthousiastes en l'honneur de la mère sans tache du Créateur. Elle était te vase d'élection dans lequel le Saint-Esprit a versé toutes ses grûces ; la rose mystérieuse qui a rempli le monde de l'odeur de sa sainteté ; la tour d'ivoire dont la pureté est inviolable ; la tour de David contre laquelle se briseront les ennemis de la foi; l'étoile du matin qui a annoncé la venue du soleil de la gi-ùce ; l'arche de la nouvelle alliance ; la porte du ciel; le rerug;e des pécheurs; la consolatrice des afQi^és ; la reine des anges, des patriarches, des apôtres, des martyrs, des vierges, de tous les saints. Toutes ces invocations, ajoutées les unes aux autres avec un si poétique lyrisme dans les litanies de la Vierge, sont les vibrants échos de milliers de prières conçues par la piété des croyants.

Qui no connaît ces chants immortels, VAvc iiiari>. niella, le Slabat mater dolorosa, le lirgina ciifH, la-lare; et ce Salve ri'fj'ma, si simple, si pur, si suave ! c Salut. Heine, Mère de miséricorde, notre vie, notre douceur, notre espérance! Salul ! Nous crions vers vous, exilés, tristes enfants d'Eve, Nous soupirons vers vous, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes. 0 vous donc, notre avocate, tournez vers nous ces regards si pleins de miséricorde. Et Jésus, le fruit béni de vos entrailles, inon- Irez-le nous au sortir de cet exil, ô clémente, i^ bonne, ù douce vierge Marie! n

Les évangiles et les lettres apostoliques sont tout à fait pauvres de détails sur Marie; et saint Paul l'a absolument ignorée dans les quatorze épttres qui porteul son nom. Mais ce silence mémo a laissé plus de margp

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