LA CHARTE DU CATHOLICISME
C'est lors du concile du Vatican et comme pour accentuer le plein triomphe du despotisme pontifical, que furent consacrées et ratifiées les décisions dogmatiques par lesquelles, à l'encontre des droits de la pensée, l'anathème était prononcé contre ceux qui disent que <c les sciences humaines doivent être traitées avec une telle liberté que Ton puisse tenir pour vraies leurs
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assertions, quand même elles seraient contraires h la doctrine révélée », ou bien que " l'Ég-lise ne peut les proscrire », ou encore i< qu'il peut se faire qu'on iloive quelquefois, selon le progrès des sciences, donner aux dogmes consacrés par l'Eglise un autre sens que celui que leur a donné el leur donne l'I^glise ».
Un autre décret do la Constitution dogmatique dr l'Église du Christ mettait une fois de plus à la raison les chrétiens dont la foi répugne à traîner le boulet de ces livres bibliques, soi-disant révélés, où, parmi d'admirables sublimités, tant d'immoralités, d'absurdités et da férocités sont placées sous l'égide de Dieu. Il flisait : H Ânathème contre quiconque ne rei;oit pas dans leur intégrité, avec toutes leurs parties, comme sacrés el canoniques, les livres de l'Ecriture, tels que le saint Concile do Trente los a énumérés, ou nie qu'ils soient divinomenL inspirés, ii
Le Sainl-Siége rappelait que, itiéme lorsque la tranquillité publique ne le demande point, tout bon gouver nemcnl est tenu de rt-primer par des pénalités les violateurs de la relit/ion catholique ; que quiconque réctamo pour chacun la liberté d'embrasser la religion qu'il aura réputée vraie d'après ses propres lumières, encourt Justement les fuuJros de l'I'Jglise; et qu'il y a non seulement erreur, mais délire à prétendre que, dans tout Etat bien constitué, les citoyens doivent avoir la faculté de manifester hautement et publiquement leurs opinions quelles qu'elles soient.
Revendiquer suit les droits de k raison, soit la liberté des consciences; poursuivre soit l'indépendance de l'État vis-à-vis de l'Kglîse, soit la laïcisation de l'inslrucUon publique ; affirmer l'auloDomie ou de la philosophie, on