L'ESSENTIEL DE LA PIÉTÉ PLACÉ DANS LA MORALITÉ
de la piété est dans la moralité, Tapôlre Jacques parle ainsi : « Mes bien-aimés, pratiquez la parole de Dieu, et ne vous contentez pas de Técouler, vous trompant vousmêmes. Car si quelqu'un écoute la parole et ne la pratique pas, il sera comparé à un homme qui regarde dans un miroir son propre visage : il le regarde, s'en va et oublie incontinent quel il était. Mais celui qui porte ses regards sur la loi parfaite, la loi de liberté, et qui s'y attache, n'étant point auditeur oublieux, mais observateur des préceptes, celui-là trouvera son bonheur dans ce qu'il fait. Si quelqu'un parmi vous croit être religieux et ne met pas un frein à sa langue, mais séduit son propre cœur, sa religion est vaine. C'est un culte pur et sans tache, devant Dieu notre Père, de visiter les veuves et les orphelins dans leur affliction, et, au surplus, de se tenir net de la contagion du siècle. Mais que servirat-il à quelqu'un de dire qu'il a la foi, s'il n'a point les œuvres? La foi pourra-t-elle le sauver? Si un de vos frères ou une de vos sœurs n'ont point de quoi se vêtir, et qu'ils manquent de ce qui leur est nécessaire chaque jour pour vivre et que quelqu'un d'entre vous leur dise : « Allez en paix, je vous souhaite de quoi vous garantir du froid et de quoi manger, » sans leur donner néanmoins ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi leur serviront vos paroles ? Voulez-vous donc qu'un autre puisse vous dire : « Vous avez la foi, et moi j'ai les œuvres; montrez-moi votre foi qui est sans oeuvres, et moi je vous montrerai ma foi par mes œuvres. « Comme le corps est mort lorsqu'il est sans âme, ainsi la foi est morte lorsqu'elle est sans œuvres. »