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LE TRIBUNAL DE LA PENITENCE

avoir fait un Iravail servile le dimanche; pendant dix jours, pour avoir parlé dans TEglise. Un acte de notable irrévérence envers un père ou une mère comportait une pénitence de trois ans, qui s*étendait à sept ans si on avait frappé ses parents. L'usure attirait à son auteur trois années de pénitence. La pénitence était de toute la vie pour la révolte contre l'autorité de l'Eglise. Il y avait une pénitence attachée à chaque faute grave, si bien que les plus grands pécheurs n'auraient pas eu trop de plusieurs vies pour s'acquitter.

On eut recours à des commutations de peines. Ainsi

mille coups de discipline rachetaient quatre mois de

pénitence. Dans maints couvents c'est à coups de fouet

qu'étaient punies les fautes des moines. Les coupables

contrits se flagellaient en chantant des psaumes.

Puis, il se trouvait de généreux enthousiastes qui se donnaient la discipline pour l'expiation des fautes du pï^ochain. C'est le cas de saint Dominique TEncuirassé, ** ïisi nommé parce qu'il portait sur sa chair vive une ^^iirasse de mailles^ de fer qu'il ne quittait que pour se '^^^Itre tout en sang à force de coups de verge. Quand il 'î^ ^urut, en 1060, sa peau était noire comme celle d'un ^^hiopien.

Une des œuvres satisfactoires qui suppléaient aux ^^illes pénitences canoniques, c'étaient les pèlerinages •^ des lieux de dévotion, tels que Jérusalem^ Rome, saint ^cques de Compostelle, saint Martin de Tours.

Les croisés n'étaient que des pèlerins armés, et les

^^"oisades furent œuvre de pénitence. Remise était

^îtede toutes les peines canoniques à quiconque allait

^^ guerre contre les mécréants. Il n'en est pas moins

^^^bli par les historiens catholiques que toutes sortes de

Pabri. — Pensée chrétienne. 16

m le: dogmatisme catholique

vices régnaieal daas les armées des croisés, et les vices que les pèlerins avaieat apportés de leur pays, et les vices qu'ils avaieaL pris dans les paya étrangers.

Parmi les œuvres qui tenaient lieu des pénalités traditionnelles li;^uraieut les dons de grosses sommes d'argent pour des l'ondations pieuses. C'est par ce moyen qu'il fuL subvenu aux frais de tant de belles caliiédrales et de tant d'utiles hôpitaux.

Avec le temps les pénitences allèrent toujours s'adoucissant, el le plus dur de la confession ce fut la confession elle-même.

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