‹ La pensée chrétienne des Évangiles à l'Imitation de Jésus ChristChapitre 98 sur 244 · CONFESSION ET CONFESSION · texte numérisé non relu

CONFESSION ET CONFESSION

peu que s'y soit mêlé le venin du péché. Rien de ce qui cesse d'être innocent ne doit échapper au prêtre. A lui le secret des âmes et leur direction.

Si la foi s'en va, c'est le décorum social, c'est le bon ton, qui sauvegardera quand même le rite de la confession. On dépensera un art savant pour obtenir tout au moins qu'à son entrée dans la vie et à sa sortie, Thomme ait à faire avec le confesseur. Qu'importe qu'il n'y ait pas à prendre au sérieux ni la soumission de l'enfant qui n'est pas encore un homme, ni la soumission du moribond qui n'en est plus un ? Le prestige est sauvé.

Puis, pour agir sur tant de personnes qui dans leur pleine maturité n'acceptent pas le joug du confessionnal, on professera que ne pas faire du prêtre le juge de sa conscience c'est faire que les vices en soient les maîtres. Mais qu'on ouvre donc les yeux et qu'on remarque le contraste entre la décadence des peuples dont la mentalité a été formée par le régime du confessionnal, et le progrès des peuples dont la mentalité s'est développée à l'école de l'autonomie personnelle !

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