I-ES FLEXIONS DES AUXILIAIRES
Présent de l'indicatif.
Etre Avoir
siii(s) (li
es as
est a
sons, sommes avons
estes, êtes avez
sont ont
Imparfait de l'indicatif.
estoie, étaii avoie, avais
estoies, étais (owies, avais
estait, était avait, avait
estiens, étions avions
estiez, étiez aviez
estaient, étaient avaient, avaient
La forme estoie a remplacé une forme héréditaire : ière. ières, ièret, qui n'a vécu que très peu de temps.
Passé simple de l'indicatif.
jui (assimilé en jus) oi eus, par analogie avec 2™« pers.
fus oûs, eus, eus
fu, fut ot oui, eut
fusmes, fûmes oiXmes, eilsmes, eûmes
fustes, fûtes oûstes, eùstes, eûtes
furent ourent, orent, eurent
Futur de l'indicatif et conditionnel.
serai, serais arai, aurai, avrois
serais... aurais...
Les formes du verbe être à ces temps, formes irrégulières, sont issues d'un radical ser, obscur. Les formes remontant au radical estre (ou ester) : e.strai, n'ont pas survécu.
Présent du subjonctif.
seie, soie, sois aie
scies, .soies, sois de-. .
seiet, soiel, soit .
seiens, soiens, soyons etc . . .
Imparfait du subjonctif.
fusse etc. . . ousse, eusse, etc. . .
Vue d'ensemble sur les flexions. — Cet exposé, si sommaire qu'il soit, montre le résultat du travail d'assimilation. A certains temps, il est achevé. Toutes les différences primitives — et elles étaient nombreuses — qui séparaient les conjugaisons, se sont effacées, l'uniformité est complète. Ailleurs, elle n'est que partielle ; mais telle qu'elle est. elle suffit à ruiner d'artificielles distinctions fondées sur l'infinitif.
Il n'est pas douteux qu'il survit quelque chose des flexions, et que ce peu de chose, que la conjugaison des auxiliaires, si usités dans les temps composés, a, sans doute, contribué à faire durer, doit être enseigné. Ce n'est pas seulcmenl de l'orthographe (1).
(1) Mais pourquoi se croil-Oii ol)ligé d't ludier tou'i les temps ù la lois ? Il n'y a aucun avanlage à faUguer rcnfaacc d'une kyrielle de formes dont la suite n'éveille dans les esprits que confu-ion. Ne vaut-il pas mieux étudier chaque lemps et chaque mode en son lieu ? Ce que nous avons voulu ici, c'est seulement rappeler qu'il y a des flexions réelles qui marquent les personnes, et des flexions orthographiqMcs. susceptibles de reparaître, au moins partiellement. I^cs conclusions s'imposent. Il faut com nencer cette élude par les verbes et par les lemps d'où celte doub'e démonstration va jaillir; par exemple : a:;oir (au présent) les autres verbes au futur. Aucun ordre n'es! de rigueur. Po irquoi 1.' présent d'abord ? On continuera par (lime, linis, au présent et à l'imparfait (mélange de flexions réelles et de flexions orthographiques). ('.;• qui facilitera l'étude de ces te iips-là, ce sera de prendre des exemples dans les vers, où les flexions compt< nt et jouent un rôle, tels que : Ai/ez soin que tous, deux fassent en (jens de cœur (coKN., Cid, 1455); — Unissez-vous ensemble </ faites une armce (Id., Ib., 1561) ; — Tn me contois alors rins!oire de mon père (uac, Phèd., 74); — Je remis en uos mains lonl le soin de son son (Id., Alh., 190); — D'une tige coupable U craint lai rcjelun (Id., Ib., 107).