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CHAPITRE VI REPRÉSENTATION D'UNE ACTION PASSIVE

On a beaucoup discuté la question de savoir si l'on peut dire : Je ne veux pas le traiter comme je l'ai été, c'est-à-dire si le pronom le peut représenter l'idée attributive (traité) contenue dans le verbe précédent, qui est à l'actif. Aujourd'hui, malgré une règle qui date de Bouhours (Dout., 147), les plus grands écrivains ne se font pas scrupule d'élargir l'usage de le : s'était-elle jamais consolée, on pouvait-elle l'être un seul instant? (g. sand, Elle etL., m, 36) ; — Madame de Staël... qui était venue là pour voir applaudir son père, nous dit qu'il le fut en effet (michel., Rév., i, 152); — ce n'est pas moi que vous embrassez... et j'avoue que je crois pouvoir l'être pour mon compte (GAUT.. Jeun. Fr., 111).

Ce n'est pas là innover. Des classiques ont écrit ainsi : Si nous établissons la confiance, comme elle l'est déjà de mon côté (sÉv., Lett., mxix).

La même question se pose à propos du verbe substitut faire. Peut-il remplacer l'idée contenue dans un passif ? Assurément il semble que le verbe être convienne lîeaucoup mieux. Après avoir été compromis comme il l'a été. Cependant telle est la force de l'analogie qu'on trouve faire dans cet emjîloi : une scène d'un drame élevé, très belle, très bien écrite.... mieux dite que ne l'eût pu faire aucune actrice du Théâtre- Français (a. karr. Guêpes, V? série. 63).

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