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LES APPARENCES

de Montfort. et que depuis ce temps, elle secoue quelque/ois son /lambeau (VOLT.. Let. à Damilaville, l^r mars 1765) ; — D'abord, il semble que tout ce qu'on dit en présence l'un de l'autre SOit comme des essais timides, comme de légères épreuves (muss., Conf., iii*^ p., ch. vi) ; — Il semble que ce bon Ralph ait deviné le présent qui pouvait nrétre le plus précieux (g. sand. Ind.. 55).

Il aie semble. — Avec il me semble, il nous semble, l'indicatif a toujours été beaucoup plus usité cju'avec // semble, comme si celui qui parle pre- ] nant à son compte ce qu'il avance, en faisait une certitude. Les exemples de ■^ l'indicatif sont communs : Il me semble que je ne me suis pas lavé depuis dix \ cms (a. daud.. Cent.. Monol. à bord) ; — Mais, Monsieur... il me semble I que ma conduite a toujours été... (lab., P. aux yeux. i. 3). Voici le subjonc- I tif : bien qu'il ne se soit pas confessé à nous, il nous semble que nous saisis- V sions le rapport (s'<^ becve. Port. cont.. i, 47) (1).

Il semblerait. — On affaiblit encore la vraisemblance, en niellant (7 scmô/e au conditionnel, et cependant l'indicatif se -conserve dans la subordonnée : plusieurs mois après son instcdlationau Petit-Bourbon, ilsemhleïoit que bien des gens n'étoient guère plus frappés de son mérite (despoix. Th. fr. s. Louis XIV. 20).

On DIRAIT QUE. — Le XVII"^ s. employait surtout le subjonctif derrière on diroit que : On diroit que le ciel, qui se fond tout en eau. Veuille inonder ces lieux d'un déluge nouvecai (boil., Sat.. vi, 73) ; — On diroit, et pour moi j'en suis persuadé, Que ce démon brouillon dont il est possédé. Se plaise à me braver, et me /'aille conduire Partout où sa présence est capable de nuire (MOL.. Et., 1693).

La langue moderne emploie plutôt l'indicatif : C'est un vrai héritage que vous avez fait. On dirait ^u'il n'y a qu'une bourse au monde (musset, Capr.. se. 3): — C'est d'une vérité..., d'une fraîcheur !... On dirait que c'est d'un peintre (lab., P. aux yeux, i, 5) ; — • On dirait, m o parole, que dans ce pays-ci le gouvernement est le passe-temps ncdurel des gens qui n'ont plus rien à faire (aug., G. de M. Poir., i, 4).

Cf. cependant : On dirait qu'en topographie, comme en histoire, un dessein profond ait voulu cacher les traces du grcmd fondcdeur (rkn., Jés.. ch. viii).

Il arrive que sur l'adverbe apparemment on construit une phrase : Apparemment qu'il trouve moyen d'être en même temps à Paris et à la campagne (muss.. Sec. de Jav.. iv).

(1) Au début du XVII' s., ce subjonctif n'était pas rare : Il me semble que je ne sois neij (Ui inonde que pour vous importuner {.Secr. de lu Cour. 1S).

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