CHAPITRE VI L'ACCEPTATION. L'APPROBATION
L'acceptation peut porter sur des faits à venir, ou sur des faits présents. On comprend, on s'explique, on conçoit, on accorde, on consent, on donne son assentiment.
l^I^nîode.de llactjjon;olij( t e^i le sul.joiictif : je conçois... (ynil y ait nn retard ; — je consens qu'une femme ait des clartés de tout (mol., F. Sav., 218).
L'acceptation n'est souvent que résignée. Cette résignation peut être un' sentiment réel, mais elle peut aussi n'être qu'une attitude, une apparence, une forme de discussion. On accepte, sauf à reprendre. C'est la concession. Nous en reparlerons en étudiant les système^ concessifs. Le verbe admettre marque bien les deux nuances : J'admets qu'il est de bonne foi, puisque vous en êtes sûr ; j'admets qu'il soit de bonne foi ; et après ?
2» Les phrases impersonnelles sont souvent abrégées. Autant vaut devient: Autant que nous nous séparions : — non. htisse:-nwi .' reprenait l'apothicaire, laissez-moi ! fichtre ! Autant s'établir épicier, ma parole d'honneur ! (flaib.. Bov., 27-1).
Pour exprimerrap])ro])alion.o/! approuve, on loue, on blâme, on donne son agrément (2).
On déclare qu'il est bon. juste, convenable, heureux, naturel, qu'il est bien, que...
Longtemi^s, derrière les verbes de cette signification, on mit l'indicatif. Les exemples sont encore nombreux à l'époque classique : Je loue Dieu que votre beau jugement awuclSLiT au travers de ces nuées (malu., Lett., lxvi) ; — Admirez Que ces prisonniers même avec lui conjurés Sous cette illusion couroient à leur vengeance (corx., HéracL, 18.'Î7); — N'admirez-vous pas que Dieu m'a Ôté cet amusement ? (sÉv., 41.3, L.).
(n Exclamations : Soit ! Eh bien, soil ! Eh bien, lant pis ! Marche!Tope ! Entendu ! Acconie ! Allons 1 Ça va ! Admettons ! Passe ! Je veux bien. D'accord ! Va pour... I
(2) Exclamations : Bien / Bon ! A lu bonne heure ! Suffit ! Bravo ! Peste ! Fichtre ! Bigre ! Mâtin ! Mazette ! Mince ! C'est çà ! Continue ! Courage .' A la bonne heure 1 Touchei-là. Bravo est d'origine italienne. — La mode le faisait autrefois varier. On criait à imo femme : brava !
Les exclamations montent toute la gamme de l'éloge. Elles détachent les mots les plus divers. Superbe ! Quel talent ! Inouï !