CHAPITRE VII LA S ATI SF ACTION A
On se réjouit que. on est aise, joyeux, content, ravi, enchanté que la paix soit revenue.
10 Dans ces phrases, jusqu'au XYI^s.. l'indicatif était exlrêmement commun (h. l., II, 446 ; III. 570) : je suis bien joyeux que monseiqneur nous a fait ce plaisir (C. Nouu., iii^ n.. i. 21).
\ La syntaxe ^tuelle exige toujours le subjonctif : Je me réjouis qiu' votre enfant soit rétabli : — je'suis ravi, bien aise, c'est heureux que cette idée vous plaise.
Mais la langue courante n'a garde de s'enfermer dans les limites do cette syntaxe. C'est un des cas où elle use largement de son de ce que : Je me réjouis de ce que ce bon petit va mieux.
- Avec j'aime, le subjonctif est également de régie : j'aime que les clwses soient à Imtr p^laefi (zol\, Rêve, 112). — Mais avec j'aime à voir, il semble que la présence de l'infinitif voir interrompe la construction : j'aime à voir que vous allez mieux, que vous êtes plus calme. Les classiques, suivant le sens, mettaient volontiers le subjonctif : J'aime à voir que du nioins vous vous rendiez justice. Et que voulant bien ronipre un nœud si solennel. Vous vous abandonniez au crime en criminel (rac, Andr., 1310).
20 On décompose les phrases : vous me croyez, j'en suis fort aise.
30 Les phrases exclamatives sont communes: Quelle chance que nous ayons ce temps-là ! — Heureusement que la Providence nous a donné vingtdeux bonnes mille livres de rente (lab., P. aux yeux, 1, 2).
(1 ) Exclamations : Ah ! Oh ! Quelle chance ! Bien ! Ilarvah ! Tant mieux ! Veine ! Chic ! sont vulgaires.