CHAPITRE PREMIER LES RELATIONS
J. — Relations non logiques. — Soit la phrase : Le déscistre est encore plus grand que je ne l'uiuns cru. elle renferme un fait et d'autre part une croyance. On compare l'un à l'autre. Il y a un rapport, une relation. Peutêtre est-il aliusif d'appeler cette relation nonlogique. il suffit cependant delà ra))procher de celles qui sui\ eut pour voir qu'elles ne sont pas de même espèce.
II. — Relations logiques. — Elles se divisent elles-mêmes en deux grandes classes :
1" Les choses énoncées procèdent l'une de l'autre. — Deux choses énoncées sont en rapport de telle façon que l'une résulte de l'autre, il existe entre les deux un lien de cause à effet. Ex. : L77 bcdlon s'élève (A) ; le baromètre du bord baisse (B). Si on considère la première action A, la seconde B apparaît comme en étant la conséquence ; si on considère la seconde B. la première A apparaît connue la cause.
La proposition. A est la causale ; la projiosition B est la conséquentielle. L'ensemble forme un système (1).
20 Les choses énoncées sont en opposition. — A) Quoicju'on vous ait affirmé cela. B) vous ne devez j>as y croire sans preuves. B s'est produit malgré A.
"Valeur relative de ces distinctions. — Il est bien entendu que ces distinctions n'ont rien de rigide. Un rapport de caractère non logique devient très facilement un rapport logique, ainsi que nous le montrerons.
On verra dans ce qui suit, et c'est une constatation qui a son importance
(1) Nous avons parlé antérieurement des propositions et des phrases formées d'une proposition et de son objet, chacun des termes pouvant être accompagné de déterminations, caractérisations. etc. On pourrait appeler systèmes les autres groupements, dont il va être question, où des propositions sont réunies par les rapports de temps, de cause, rapports logiques ou non logiques.
Il n'y a là bien entendu qu'une classification d'ordre, comme suffisent à le montrer un ou deux exemples. Ainsi je serai ravi que vous me tuiez (mol.. Scap., 11. 4) est-il une phrase comme : il me seni agréable que vous me tuiez, ou bien un système, où la proposition commençant par que marquerait la cause ?