MOYENS D'EXPRESSION
depuis près de cent ans ; leurs critiques n'ont pu l'empêcher de se répandre. On la trouve jusque chez des écrivains très purs, tels que Renan.
2° On se sert de compléments, prépositionnels ou non, le lendemain, la veille, après deux jours écoulés, au même moment, à la minute : Avant de monter sur le char qui devait la ramener en arrière, la reine des Goths s'arrêta au bord de laroute (thierry, Réc. Mér.. i) ; — Mais après s'être complu quehiue temps dans le calcul de toutes ces richesses, il cessa d'y trouver du plaisir (id.. ib.).
30 De propositions coordonnées : je l'avais rencontré mercredi, je l'ai revu hier.
40 En subordination, on se sert de conjonctives ou de conjonctiounelles : Le malade, qui avait fait trois pas. s'arrêta brusquement ; — le malade, après qu'il eut fait trois pas. s'arrêta brusquement.
Les conjonctions sont : dès nue. cmssitàtque, en mênie temps que, après que... nous les verrons en détail.
Formes temporelles spéciales. — Pour marquer les dates relatives, soit dans les coordonnées, soit dans les subordonnées, directes ou indirectes, le verbe a des formes spéciales. A l'indicatif d'abord: Cependant Frédéricn'étVLÎt pas retourné c/îe- /es Dcwibreuse . Les capitaux lui manquaient. CV? seraient des explications ci n'en plus finir ; il balançait à se décider (flaub., Éduc. u, -11) ; — // avait disparu que Freydet regardait encore... Désormais, en regardant l'Institut, sa figure prendrait toujours cette expression-là (a. daud., Imm., 40).
Quelques temps relatifs existent aussi hors de l'indicatif. Ainsi il y a un passé de l'infinitif : Après avoir bientôt épuisé ses modiques épargnes, il lui fallut vendre pièce à pièce ses meubles d'abord ; un passé du participe : Ayant perdu beaucoup d'argent, il se guérit de sa passion du jeu. Mais ces formes ne sont pas spécialisées, et servent indifféremment dans le passé et dans le futur.
Les formes verbales de temps relatifs, n'existent, bien entendu, que pour le passé et pour le futur. Au présent, contemporanéité, postériorité, antériorité par rapport à une action sont contemporanéité, antériorité, postériorité par rapport au moment de la parole. Ce sont donc les temps absolus qui servent en ce cas.
Quand le présent n'est employé que par figure. la langue a hésité. Il arrivait souvent, en langue classique, qu'on employait le temps relatif qui eût convenu avec un passé : // marche... sans que personne le voie, à cause de ce nuage qui /'environnoit (rac. Rem. sur Od.. vi, 121) ; — Ulysse est reçu comme un roi, sans qu'on le connût (id., Ib., 58). On emploie aujourd'hui de préférence les temps absolus, même si le présent est en réalité un passé : Au moment où le prêtre laisse sa trame ténébreuse éclater au jour, Voltaire ne peut mcmquer de sortir cmssi du caveau (michel., Rév., m, 20).
Nous donnons ci-dessous un tableau des temps relatifs en usage à l'indicatif. Il nous a paru inutile d'y joindre un tableau pour les autres modes du verbe. On trouvera les indications nécessaires ci-après.
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